lundi 18 octobre 2010

Le bonheur me tracasse -le poulet cristal de Sophie Brissaud-

Assise en tailleur sur le parquet désert, j'en pleurais de rire, j'ai même faillit m'étouffer avec mon éternel thé. En triant les nombreux papiers qui s'entassaient depuis des années dans les tiroirs en plastique d'un meuble rendu acceptable en camouflant sa face antérieure avec un joli tissu, j'ai trouvé un petit roman que j'avais laborieusement écrit l'été de mes dix-sept ans (oui, quand on n'est pas sérieux). Cela racontait l'histoire d'Antoine, qui aurait voulu être réalisateur mais que la force des choses avait contraint à être professeur, de Frédéric qui était interne en médecine et qui se destinait à travailler dans l'humanitaire et de Hannah (je tenais beaucoup aux deux "h"), qui était juste une fille incroyablement jolie, intelligente et drôle. Je n'avais peur de rien et mon texte était entrecoupé d'extraits de chansons en rapport avec l'intrigue, comme une esquisse de l'actuel blog. On ne se refait pas. Quand l'histoire commence, Antoine va chercher Frédéric à l'aéroport. Celui-ci quelques jours auparavant avait envoyé à son ami trois statuettes maliennes qu'il avait baptisées l'Intelligence, la Puissance et l'Amour. J'en ris encore.
(Pourtant, à l'époque, j'étais super fière de cette fiction. J'en avais envoyé un exemplaire à J. et un autre à E. En fait, je n'ai jamais su ce qu'ils en avaient pensé. Il vaut sans doute mieux)
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Le passé fini toujours par me rattraper mais parfois, c'est heureux.
Un jour début octobre, j'ai reçu un petit message de S., qui m'invitait à sa thèse. Ca m'a fait bizarre, étant donné que j'ai rencontré S. il y a quatre ans, quand nous étions externes aux Grands enfants, un stage de pédiatrie que j'avais adoré, sans doute l'un de mes stages hospitaliers préférés (en réalité, le seul que j'ai bien aimé). Je me souviens encore de certains patients. R. parce qu'il m'avait demandé de l'aider pour un commentaire composé sur un poème de Baudelaire ("Mon enfant, ma soeur,/songe à la douceur/d'aller là-bas/vivre ensemble!") et A. parce qu'elle ne voulait plus du tout avaler quoi que ce soit et que c'était la première fois que j'étais confrontée à cette énigme-là.
S., quant à elle, avait la gentillesse qu'ont quelques rares étudiants en médecine et je me souviens encore des confidences que nous échangions dans le petit vestiaire au moment d'enfiler nos blouses. Pendant l'oral de sa thèse, je l'ai trouvée sereine et précise, j'étais super fière de la connaître, et je sais aussi qu'elle sera un bon médecin. Je sais peu de choses de son passé mais suffisamment pour être touchée de voir sa famille ce jour-là et sa maman, ravie et émue.
C'était un grand moment, et j'ai eu besoin de rentrer à pieds de la fac ce soir-là, le vent dans les cheveux et sur les joues. J'ai pris le chemin le plus long, pour garder avec moi ce souvenir si heureux, incapable que j'étais de monter dans le métro et d'affronter des regards inconnus, qui ne comprendraient pas.
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G. s'est dépêché de rentrer du travail un mardi soir, il y avait une séance pour "Les amours imaginaires" à 20h et nous nous sommes donnés rendez-vous devant la verrue architecturale qu'est le multiplexe de Rennes. Il arrive malheureusement que dans cet endroit vulgaire et moche, ce cinéma où vous êtes accueillis par des colonnes de bonbons et des promotions sur le pop corn, ce truc où la fille qui vend les tickets vous demande "C'est en VO, vous y allez quand même?", et bien il y ait LE film que vous tenez absolument à voir. Surtout quand quelqu'un que vous aimez bien vous le recommande à chaud à peine sortie de sa propre séance. Je trépignais d'impatience.
Alors, même s'il y a plein de références très appuyées, j'ai adoré les robes vintage, les milk-shakes mousseux pendant le week end à la campagne, les carrés de sucre blanc et de sucre roux en damier dans la boîte en fer, le fait que l'on déplore qu'il n'y ait plus de madeleines pour l'heure du thé, la scène devant la vieille machine à écrire, le pull tangerine, les lettres échangées et surtout celle, évidemment, qui reprend le vers de Rimbaud "Ce soir-là..., -vous rentrez aux cafés éclatants, /Vous demandez des bocks ou de la limonade...", et quelqu'un que j'aime bien en guest star ironique pendant la fête ultime.
(bon, après j'ai un peu déprimé quand on m'a rappelé que Xavier Dolan avait à peine 21 ans)
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En ce moment, c'est un peu déroutant, la vie est comme ce billet, parfaitement décousue, et j'essaie de m'en accommoder. J'essaie, quand je fends le parc de l'hôpital à pas toujours pressés sous les arbres rougissants, de ne pas m'en faire. Ne pas m'en faire pour la thèse qui n'avance pas du tout, ne pas m'en faire pour certains patients qui ne vont pas bien du tout, ne pas m'en faire parce que les amis sont loin, ne pas m'en faire parce qu'il y aura toujours quelque chose qui cloche, mais je ne sais que trop bien que je ne pourrai jamais arrêter de m'inquiéter.
Sauf quand je me lance dans une recette de Sophie Brissaud! Comme je ne me lasse ni de son cochon à la sauce prune ni de son flan au Kiri (j'aime bien parce qu'elle maîtrise parfaitement le grand écart), elle m'a donné envie d'essayer son "poulet cristal".


L'oiseau, immergé dans un bouillon bouillant très parfumé (piment, ciboule, ail, gingmenbre) est ainsi poché à couvert, pendant plusieurs heures, feu éteint.
Au final, la texture de la chair est très chouette, tendre et soyeuse, subtilement épicée. Le bouillon quant à lui, est utilisé pour faire cuire le riz destiné à accompagner le poulet. J'ai bien aimé mélanger le riz très chaud avec le poulet émincé encore tiède, de la salade bien fraîche, un peu de sauce soja et du piment. Une bonne façon d'affronter le dimanche soir et son petit cafard habituel.

Le poulet cristal de Sophie Brissaud
-un poulet bien elevé
-50g de gingembre épluché et coupé en tranches
-une botte de ciboule
-trois gousses d'ail épluchées
-3-4 piments entiers
-du gros sel
-plusieurs grains de poivre

Préparer le bouillon: dans une cocotte en fonte, réunir la moitié de la ciboule, la moitié du gingembre, l'ail, le poivre et le sel en quantité suffisante pour que cela paraisse un peu trop salé dans suffisamment d'eau pour immerger le poulet.
Insérer le reste de gingembre et de ciboule dans le poulet.
Porter le bouillon à ébullition, installer la poulet, couvrir la cocotte. Attendre la reprise de l'ébullition (à l'oreille), la maintenir trois minutes puis arrêter le feu.
Laisser reposer cinq heures.
Au moment du dîner, prélever du bouillon pour préparer un riz trop bon.
Au moment de servir, prévoir de la salade ciselée, de la sauce soja et du piment.
Pour le dessert, on est allé à l'épicerie ouverte jusqu'à minuit pour acheter quelques biscuits au chocolat. Cette fois-ci c'était des Prince, parce qu'on aime bien les tremper dans du lait bien froid. J'en ai remis la vaisselle au lendemain.

D'autres poulets?
Le poulet au miel, au citron vert et à la mangue de ma maman
Le poulet au coca
Le poulet ivre
Le poulet-cinéma
Le poulet frit à la japonaise (tori no karaage)

29 Comments:

Blogger elsia said...

Ce que j'aime ici, c'est de pouvoir contempler un bol d'aliment bien en face, tout en discernant une affiche de 'Ma nuit chez Maud' par derrière. Tu dis c'est décousu, mais ça tient bien ensemble, toi aussi, tu as l'art du grand écart !

18 octobre, 2010 11:27  
Anonymous 7t'enfaitpasmonp'titlou said...

Tiens c'est drôle (en fait non ce n'est pas drôle, mais intriguant) que tu es cité ce poème de Baudelaire. Mon père nous le récitait vraiment souvent quand on se battait avec ma soeur. Il avait aussi custumisé le "sois sage o ma douleur", lorsque l'on se faisait mal (avait soif, avait envie de faire pipi sur une autoroute, etc.).
Dans la série "j'en ris encore", j'ai un pamphlet post lecture d'Antigone d'Anouilh qui doit daté de mes 14 ans et qui est un petit péché mignon de révolte de juriste. Je n'ose le relire tellement je crains de juger l'E.quej'étais.
J'adore tout se décousu (ça change des noeuds. Ceci n'est pas un message lacanien).
Excellente semaine.

18 octobre, 2010 11:32  
Anonymous 7jedevraisaimerPivot said...

oh ya dlafaute.
dont acte.

18 octobre, 2010 11:35  
Anonymous Lucie said...

C'est très joli cette histoire de soutenance de thèse, et dire que dans quelques temps, tu feras naître ce même genre d'émotions à tes proches...
Je me suis souvenue récemment du journal que j'écrivais étant jeune ado, un journal avec plein de collages, que j'avais retrouvé à la fin de mon adolescence, mais que j'avais jeté parce que ce qu'il me renvoyait ne me plaisait pas, que je ne voulais pas me charger de celle que j'avais été et que je n'étais plus. Aujourd'hui je le regrette...

18 octobre, 2010 11:53  
Blogger Vanessa said...

Tu as bien raison qu'il y a toujours quelque chose qui cloche mais je pense que tu sais bien profiter de beaux moments, même s'ils sont parfois rares. A Berlin, je regrette que pas mal de mes meilleurs amis soient partis mais c'est une ville pas riche où les gens ne restent pas forcément longtemps. J'aime beaucoup tes descriptions de la soutenance de thèse et ce poème de Baudelaire est vraiment un de mes préférés. Je n'avais pas entendu parler du film mais tu me donnes très envie de le voir. Ici, on a un cinéma avec que des films en V.O et c'est toujours marrant quand la vendeuse nous demande si ça va avec l'anglais!

18 octobre, 2010 14:45  
Blogger (les chéchés) said...

tes billets décousus sont comme une longue lettre que l'on n'aurait pu écrire en une seule fois. et j'aime bien.
je suis touchée par le chemin du retour allongé et ému, la tendresse avec laquelle tu racontes l'émotion de tous ceux venus assister à ce moment.
viens à peine de sortir des amours imaginaires, les robes vintages sont superbes, le salon où résonne le bruit de la machine à écrire, le paysage qui défile sur les sourires des voyageurs.
(il reste enfermé dans des cartons des histoires écrites petite que je n'ose pas relire -médiocre ne doit même plus être le mot)
Bon courage pour les débuts théseux!

18 octobre, 2010 16:38  
Blogger croukougnouche said...

comme c'est toujours délicieux de partager ces moments avec toi, il y a les images , la musique , les silences , les parfums, les saveurs.. la vie, quoi...

18 octobre, 2010 16:49  
Anonymous Florence said...

C'est vrai que les soutenances de thèse sont toujours un moment très spécial, avec le candidat stressé, les parents très émus de voir où en est arrivé leur "bébé", les amis qui encouragent, qui hochent la tête, qui font de grands sourires crispés en espérant que ça ait un effet positif sur celui (ou celle) qui parle, et puis l'après, le "pot" où l'on a du mal à faire retomber la pression et à se dire que oui, c'est bien fini! Je suis sûre que votre thèse sera très intéressante, et j'imagine les délices tous faits maison qui l'accompagneront : je viendrai volontiers vous encourager. Sinon ce poulet a l'air très réconfortant, et j'aime bien l'image de la cuisine peu éclairée, avec les jolis plateaux. Chaque chose a t elle trouvé sa place dans le nouveau logis?
Amitiés.

18 octobre, 2010 19:36  
Anonymous Justine said...

"Même si je suis amoureuse / Le bonheur me tracasse / C'est une coquille creuse / Il faut bien que je m'y fasse"

Je ne suis pas la seule à être tombée sous le charme du nouvel album de Florent Marchet à ce que je vois!

Très joli billet by the way...

Une lectrice régulière mais souvent silencieuse de ton blog :)

18 octobre, 2010 20:44  
Blogger patoumi said...

Elsia: merci! Ca me touche venant de toi qui lis, qui lis, qui lis...
7toilameilleure: ton père est formidable! (que dirait le docteur Lacan de cela? Ma thèse est en prise directe avec lui...) Le coup d'Anouilh, ça me rappelle que j'ai cité Antigone au bac de philo ("Comment décider qu'un acte est juste?")...
Lucie: c'est pas toujours facile de garder ces souvenirs là. Mon premier journal date de la classe de cinquième et ce que j'y raconte est ridicule et affreux mais je ne peux me résoudre à le jeter. Je l'ai mis dans un coin et j'évite juste d'aller voir par là.
Vanessa: "Pourquoi y-a-t-il toujours quelque chose qui cloche?" avait été le titre d'une séquence de Jacques-Alain Miller lors d'une série d'entretien sur la psychanalyse sur France Culture et j'avais adoré ça.
Les chéchés: quand j'étais encore plus petite, j'avais enregistré des histoires inventées sur une cassette et ça, par contre, je suis incapable de m'y confronter!
Croukougnouche: c'est drôle parce que récemment quelqu'un m'a demandé de quoi parlait mon blog et j'étais bien en peine de répondre. Du coup j'ai dit "Ben de la vie je crois".
Florence: ah la la, je ne sais pas si tout sera fait maison! J'aimerais bien qu'il y ait des petits sandwiches et des petits gâteaux... Je ne manquerai pas de vous envoyer un carton!
Justine: ahhh! Le genre de réaction que je guettais! C'est ma soeur, qui travaille avec Florent Marchet, qui m'a envoyé le disque. Je n'aime pas tout (et surtout, forcément, je suis incorrigible, je préfère Vincent!) mais certaines me hantent un peu comme "Courchevel", "La famille Kinder" et "Pourquoi êtes-vous si tristes".

18 octobre, 2010 21:32  
Blogger Cléo said...

J'ai beaucoup aimé Les Amours Imaginaires-à la fois drôle et touchant. Le lendemain, nous sommes allés voir la chouette expo Brune Blonde à la Cinémathèque. Nous avons bu ensuite un très bon chocolat au café du rez de chaussée- avant d'affronter les frimas- puis, après l'avoir rendu triste par une petite phrase maladroite-sur l'amour non éternel- j'ai été lui faire broder de jolies chaussettes chez Tabio à l'angle de ma rue. Ca l'a beaucoup ému.

18 octobre, 2010 23:22  
Anonymous fanny said...

juste sublime. ton ecriture me transporte. c'est beau.

19 octobre, 2010 01:35  
Anonymous Maya the Bee said...

Moi j'adore ta robe!!!

19 octobre, 2010 06:42  
Blogger Cécile said...

Quelle chance tu as de pouvoir rire de tes "anciens" écrits, les miens me feraient plutôt...pleurer (!) tant je les trouve insipides et mauvais-) Du coup, je ne remets plus le nez dedans...sans me résoudre pour autant à les jeter. Finalement, c'est rassurant d'une certaine façon de savoir que l'on change, que l'on évolue. Ni complètement un(e) autre, ni tout-à-fait le (la) même, pour paraphraser (à l'envers) quelqu'une.
Rassure-toi, tu n'es pas la seule dont la vie a des allures décousues en ce moment.Le plus étrange, c'est que je crois que j'aime ça malgré tout, l'inattendu, les chemins inconnus, les fils qui s'emmêlent.Effrayant, parfois, mais je préfère imaginer la vie comme cela plutôt que suivant une voie toute tracée et bien droite.
Je t'embrasse, j'espère que vous commencez à vous sentir chez vous ds le nouvel appartement.
PS: J'aime bcp la première photo, une de mes préférées, je crois.

19 octobre, 2010 07:59  
Blogger patoumi said...

Cléo: tout un billet dans ton com! Ca c'est la classe. (je meurs d'envie d'aller à la cinémathèque)
Fanny: merci!
Maya the bee: c'est une robe de l'année dernière, toute râpée d'avoir été portée!
Cécile: c'est exactement ça, j'aime bien le cours innattendu des choses et c'est cela que je voulais rendre un peu dans le billet. Il y a quelques arrangements à faire avec la vie mais je plie à l'exercice avec plus de facilités qu'autrefois. Merci aussi pour la photo parce qu'elle a été prise à l'improviste et que quan dje l'ai vue j'aurais voulu ranger un peu mieux la cuisine mais on m'a dit quon ne pouvait pas tricher et que cela traduisait aussi quelque chose du moment. Je suis donc contente qu'elle te plaise!

19 octobre, 2010 10:17  
Blogger Cléo said...

Oui c'était un micro-billet, sans doute parce que je voulais te dire ces choses là juste à toi- en réponse à ton texte-qui m'a beaucoup plu.

19 octobre, 2010 10:25  
Anonymous arrosoir said...

j'ai appris il y a seulement quelques années à laisser parfois la vaisselle pour le lendemain, et j'ai encore l'impression de faire une bêtise et je m'en régale :)
est ce que Baudelaire aide à réapprendre à manger ? je crois qu'il m'a bien soutenu ado
merci pour ta "découture"

19 octobre, 2010 10:49  
Anonymous rose said...

J'aime bien cette cuisine pleine de jolis ustensiles, elle est très bien comme ça !
J'ai gardé tous les carnets-journaux intimes de mon adolescence mais je ne me risque pas à les relire... quant aux fictions, je crois que tout jeune on a l'imagination volontiers emphatique, ça correspond aussi à mes souvenirs !

20 octobre, 2010 10:08  
Blogger patoumi said...

Cléo: c'est à dire que même dans un micro billet ça fait son petit effet.
Arrosoir: je suppose que Charles a aidé des génération d'adolescents à supporter leur état... Je collectionnais pour ma part des exemplaires de Spleen de Paris. Pour la vaisselle, il se trouve que nous avons une machine destinée à cela mais que nous avons la flemme absolue d'aller acheter le tuyau qu'il faudrait dans la nouvelle cuisine...
Rose: c'est vrai qu'on s'autorise pas mal de trucs en terme d'emphase quand on est ado, moi j'avais l'impression qu'il fallait être un peu grandiloquent pour exister, et aussi qu'il fallait être malheureux comme un pou pour créer...

21 octobre, 2010 01:23  
Anonymous loukoum°°° said...

Les princes au lait froid, c'est trop bon!
(la cassette d'histoires enregistrées: ça doit être fabuleux!)

21 octobre, 2010 13:11  
Anonymous Artsakountala said...

Fuir le bonheur de peur qu'il ne sauve serait peut-être l'étape suivante ... mais elle est loin d'être incontournable. Cette première étape de tracasserie, je la ressens aussi parfois.

Hannah ... quel beau prénom ! C'était pendant ta période d'intérêt pour la culture juive ? Je crois que tu en parlais dans l'un de tes messages de réponse. En tout cas, il fait partie de mes prénoms féminins préférés, avec Esther et Marie.

C'est toujours un plaisir de te lire.

21 octobre, 2010 18:53  
Blogger Gracianne said...

Non, mais personne ne parle du poulet? Parce que moi, le cinema, la litterature (enfin Baudelaire, ca va, c'est un copain), les robes vintage, tout ca ;)
Par contre le poulet, lui, uhmmm!

22 octobre, 2010 13:00  
Blogger patoumi said...

Loukoum°°°: bah c'est vrai que c'est absolument hilarant, surtout que sur certaines je chante des génériques de dessins animés, genre Pacman...
Artsakountala: j'essaie de trouver les meilleurs arrangements possibles avec la vie, tout un programme! C'est vrai que j'étais en plein dans ma période "juive"...
Gracianne: je pense qu'il te plairait, fondant et parfumé...

23 octobre, 2010 22:00  
Anonymous mamma mia said...

Cette impression de ne pas avancer dans ta thèse... Pas d'inquiétudes, elle finira par être déposée à temps, toute reliée d'une couverture aux couleurs poudrées... J'espère pouvoir y être aussi, le jour où tu seras à ton tour devant cette estrade et ce rétroprojecteur, sous l'oeil d'un jury plus ou moins choisi, mais aussi et surtout, entourée de ceux avec qui tu veux vraiment partager ce moment...
Moi aussi je n'ai que de très bons souvenirs de toi et notre stage de pédiatrie. De ton soutien discret et sincère pour les mauvaises choses de la vie...
Moi aussi j'adore les photos de ce billet, d'ailleurs j'aime toujours les photos de tes billets; je suis souvent émue de me dire que je sais à qui sont ces pieds chaussés de ballerines bleues, ces mains tenant tous ces plats fabuleux, ces cheveux noués, ces robes que Maya The Bee adorent...
C'est drôle, quand j'attendais F. , Hannah faisait partie des prénoms en liste... Et je tenais aux 2 h !
C'est drôle aussi, j'ai retrouvé une petite nouvelle que j'ai écrite il y a bien longtemps; j'ai souri devant la noirceur de celle-ci, me rappelant bien quelle ado en crise j'étais alors!...
Je ne poste pas souvent, si ce n'est jamais, sur ton alibi, mais je te lis, je te suis, je m'imprègne souvent de tes mots et ton style, et moi aussi, je dois dire que je suis fière de te connaître...
Des bises et du courage...

26 octobre, 2010 10:31  
Anonymous Caroline said...

Vous savez Patoumi,vous êtes l'un des mes seuls liens quotidiens ou presque avec la France.Et ça fait bien chaud au coeur,surtout quand on se sent un peu perdu et tout seul dans un pays qui n'est pas le sien.Rhââ,juste maintenant, je tuerais pour un paquet de Prince..

26 octobre, 2010 12:32  
Blogger patoumi said...

Mamma mia: c'est bête mais j'ai les larmes aux yeux en lisant ton commentaire... Comme pour celui dans lequel tu m'encourageais pour l'internat bis.
Tu sais aujourd'hui c'était le dernier jour à Fougères, je suis rentrée à Rennes en car et, le visage près de la vitre, en regardant défiler la campagne, ses champs et ses clochers, j'ai espéré que nous nous reverrions, ailleurs qu'à l'hôpital! Les souvenirs de pédia aux Grands enfants sont impérissables pour moi...
Caroline: vous me donneriez votre adresse?

27 octobre, 2010 00:58  
Anonymous Hélène said...

Aucun rapport avec une recette en particulier, j'ai juste quitté tôt aujourd'hui et j'ai mis M6 pour décompresser (honte) et cette semaine un dîner presque parfait spéciale bloggeurs. Je suis trop contente que les candidats n'aient rien à voir avec toi, ce n'est vraiment pas comme ça que j'imagine ta cuisine!
Je vais regarder jusqu'au bout quand même mais surtout j'ai hâte de ton prochain billet, et je te souhaite une belle semaine pleine de bonnes choses.
A bientôt,
Ln

27 octobre, 2010 17:55  
Blogger patoumi said...

Hélène: merci pour ces mots gentils. C'est vrai que je m'imagine super mal dans ce genre d'émission (et ça doit se voir parce que personne ne me propose jamais rien!)

28 octobre, 2010 01:33  
Anonymous Camille said...

J'aime bien les dimanches soirs à cause des cafards - puis maintenant je suis fidèle à mon petit cinéma, où j'i vu la dernière fois le Voleur de Bicyclette (tiens, pour une fois, il n'y a eu que quelques rires étouffés dans la salle - tout de même)
J'attends avec impatience qu'on me demande si une VO de film français ne me gêne pas - mais à mon avis, avec le "lovely accent" que je n'ai pas trop envie de quitter, on ne me posera jamais la question. (j'en suis presque déçue)
j'espère que tout va bien -

28 octobre, 2010 06:08  

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