dimanche 11 octobre 2009

Lettre à P. -cinéma et gyozas!-

Chère P.,
Pendant que je t'écris, des tomates farcies rôtissent tout doucement dans mon vieux four. G. est au téléphone, j'écoute des chansons de Barbara (pour changer, tu vois je fais des efforts).
En ce moment, je t'imagine souvent penchée sur des tissus et des fils colorés, ou alors concentrée sur des alphabets compliqués, je trouve que ces activités vont bien avec l'automne qui grandit. Est-ce que tu empruntes toujours des films à la médiathèque? Je t'ai fait une petite sélection pour les soirées cinéma (avec ou sans tarte au riz).
J'ai pensé pour certains films que leur réalisateur me connaissait intimement, ce sont ceux que j'ai vus vingt fois, dont je sais chaque plan, chaque réplique. Souvent quand j'étais un peu triste dans mon minuscule appartement d'étudiante, j'en regardais des fragments, mes moments préférés, assise en tailleur sur mon canapé en mangeant une quantité affolante de yaourts et de chocolat noir. Parmi ceux-là, il y a Ma nuit chez Maud (Trintignant en ingénieur catholique est pourtant séduisant. Il a passé dix ans aux Etats-Unis et vit désormais à Clermont-Ferrand où il neige souvent, normal c'est bientôt Noël. Il croise une jeune fille blonde et décide qu'il s'agit de la femme de sa vie mais avant de lui adresser la parole, il passera une nuit chez Maud). Tous les films de Rohmer sont merveilleux.
J'aime bien aussi Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), j'ai souvent pensé que je voulais un amoureux comme Mathieu Amalric, un type indécis, qui va chez le psychanalyste et vit des amours compliquées. Il y a aussi une scène avec Emmanuelle Devos seule face à la caméra, je connais son texte par coeur.
Il y a bien sûr les films de Truffaut, toute la série des Doinel et une affection particulière pour Domicile conjugal avec la scène de restaurant entre Doinel et Kioko même si Baisers volés et Delphine Seyrig en vendeuse de chaussures me plait bien aussi. Je me souviens aussi du visionnage des Deux Anglaises, un film triste et dur, La nuit américaine, malicieux mais sombre, et La sirène du Mississipi, complètement désespéré.
Quand j'étais ado, j'ai eu ma période Godard parce que quelqu'un que j'aimais beaucoup m'en avait parlé. Je n'ai pas vu Masculin/Féminin ni Vivre sa vie qui pourtant me tentent depuis longtemps déjà mais j'ai faillit voler les cassettes d'A bout de souffle, et de Pierrot le Fou à cause de cette chanson et même celle du Mépris, que j'empruntais à la bibliothèque.
Je crois que tu a déjà loué L'année dernière à Marienbad, qui me ravit par son étrangeté, je ne sais pas si ça t'a plu. J'ai vu cette année Nuit et brouillard qui m'a sidérée, G. m'avait montré Providence et Muriel, ou le temps d'un retour, nous avons vu dans la même salle et sans le savoir Je t'aime je t'aime, nous avons revu ensemble Hiroshima mon amour. Il n'aime pas du tout le Resnais post- Smoking/No smoking, moi je trouve ça pas mal, surtout On connait la chanson, mais je comprends sa déception, c'est quand même beaucoup moins consistant que Marienbad.
Le film qui m'a consolé de tous mes chagrins reste quand même Annie Hall, parce que leur histoire échoue mais que Woody Allen dit quand même I realised what a terrific person she was and how much fun it was just knowing her. Ceux que je préfère sinon: Hannah and her sisters (et le poème de E.E.Cummings), Manhattan (et Marielle Hemingway), Alice (et la scène dans l'aquarium), Manhattan murder mystery (et la partie de poker avec Angelica Huston).
A Vienne, au cinéma de la Albertina, il y avait La maman et la Putain, c'est l'un de mes plus chouettes souvenirs du voyage. Après la séance, nous avions dégusté une buchteln tiède et moelleuse au Cafe Hawelka. Malheureusement, je crois qu'il n'existe pas de support video de ce film.
Peut-être que tu seras intéressée par des films japonais, ceux d'Ozu où on les voit souvent à table et qui a inspiré The taste of tea, Mizoguchi et Les contes de la lune vague après la pluie, Kurosawa et Le château de l'araignée, Macbeth revisité. G. avait acheté des coffrets de dvd et, autrefois, quand on partait en week end en campagne, on emportait toujours des films, c'est assez particulier de regarder des choses aussi grandioses sur l'écran minuscule d'une chambre d'hôtel (je me souviens d'un film, peut-être Les demoiselles de Gion, vu dans une chambre violette dans un genre de manoir breton où ils servaient de la biche au dîner, il pleuvait beaucoup ce soir-là.
En Asie, il y a bien sûr In the mood for love mais aussi Le chant de la fidèle Chunhyang, complètement épique, The hole avec ses chansons très kitsch et Millenium Mambo rien que pour le regard de Shu Qi et sa façon d'allumer son Zippo.
Il y a un Fassbinder que j'aime bien aussi Tous les autres s'appellent Ali, à regarder quand on est en forme parce que c'est un peu déprimant.
Cet été, place de l'Opéra, il y avait des projections de film en plein air, on était parti en avance avec une couverture rouge pour être sûr d'avoir une place de choix le soir où passait Les demoiselles de Rochefort. J'adore la chanson de Catherine Deneuve dans la galerie d'art Mais que sais-tu de moi toi qui parles si bien/Toi qui dis me connaître et pourtant ne sais rien? et celle où la maman explique pourquoi elle ne pouvait pas épouser Simon Dame. Mais mon Demy préféré, c'est quand même Peau d'Âne et Delphine Seyrig qui prévient Mon enfant, on n'épouse jamais ses parents...
J'allais oublier Bergman, la beauté du ciel dans Le septième sceau, le rêve des Fraises sauvages, la peur, l'angoisse et la tristesse de La honte, les visages de Persona.
L'évocation de ces films me fait penser à Dreyer, l'horreur de la condamnation dans Jour de colère, les costumes des personnages et leurs profils dans Ordet. C'est G. qui m'a montré ces films, tout comme Barry Lindon, Le miroir, L'argent. Nous avons regardé ensemble plusieurs Bunuel, j'adore Tristana, Cet obscur objet du désir et Le charme discret de la bourgeoisie.
J'ai toujours défendu aussi auprès de G. les films de Téchiné, sans beaucoup de succès, j'aime bien Les roseaux sauvages quand même.
Plus récemment, j'ai revu plusieurs fois les films d'Eugène Green. Dans Le monde vivant on fait connaissance du chevalier Rolion, dans Toutes les nuits, les jeunes gens n'arrivent pas vraiment à s'aimer, dans Le pont des arts Natacha Régnier chante un lamento de Monteverdi à pleurer (c'est mon préféré).
Quand j'étais plus jeune je vouais presque un culte à un film d'Assayas qui s'appelle Fin août, début septembre, j'aime bien comment Jeanne Balibar se brûle les lèvres avec une soupe (ou des raviolis, je ne sais plus) dans un restaurant chinois; je parlais souvent aussi de J'ai horreur de l'amour (peut-être parce que Balibar, encore, y joue le rôle d'un médecin), de La vie ne me fait pas peur (il y a un personnage qui apprend le piano sur un clavier en carton), de L'âge des possibles (où les garçons savent se débrouiller quand il n'y a plus de Danette au chocolat au supermarché et où les filles reprennent une chanson de Peau d'Ane: Mais qu'allons nous faire de tant de bonheur/Le montrer ou bien le taire? En plus, c'est tourné à Strasbourg) et Journal intime, peut-être parce que Nanni Moretti aime Keith Jarett et moi aussi.
Dans les films vraiment récents, ne pas rater le long métrage d'Emmanuel Bourdieu Les amitiés maléfiques, les films de Wes Anderson (The Darjeeling Limited mais aussi La famille Tenenbaum, Gwyneth Paltrow est extra toute mélancolique dans son manteau en fourrure) et ceux de Sophia Coppola qui sait vraiment bien parler de l'adolescence (il y a trois scènes que j'adore dans Marie-Antoinnette: l'ouverture du bal masqué, le lever de soleil après la nuit passée à faire la fête, son regard à travers les vitres du carosse quand il s'agit de tout quitter). Je sais que tu aimes aussi La belle personne et Les amants réguliers et je ne sais que ce n'est pas que parce qu'il y a Louis. D'ailleurs de Garrel (père), j'aimerais bien voir Le vent de la nuit et J'entends plus la guitare, je sais qu'ils sont au Vidéorama, là où je me suis ruinée autrefois à emprunter des films de Bresson.
Pour revenir aux films récents, je pense que Me and you and everyone we know te plairait (il y est encore question de chaussures); les histoires d'amour new-yorkaises de The squid and the whale me touchent beaucoup (pourquoi est-on tombé amoureux de quelqu'un et pourquoi un jour on ne l'aime plus, c'est très simple et très compliqué) et puis, sorti il y a quand même quelques années avec Scarlett Johansson avant les pubs pour du parfum, Ghost world, ironique comme savent l'être les filles particulières du lycée.
Je suis sûre que j'en oublie plein, j'ai plusieurs cahiers où je note tous les films vus mais il y a des trous les années où j'étais un peu plus fainéante (ou déprimée, au choix) mais j'ai reçu par la Poste il y a quelques temps un carnet exprès à cet usage et si joli que je ne pourrais qu'être assidue. D'ailleurs la semaine dernière, entre deux films nuls, j'ai vu un chouette dessin animé où les personnages s'écrivent et s'envoient des colis chocolatés, ça s'appelle Mary and Max et c'est vraiment pas pour les enfants.
J'ai beaucoup pensé à toi hier en essayant un manteau gris-bleu qui n'était pas vraiment raisonnable mais, peut-être comme ce fut le cas pour ton manteau rouge, il m'était impossible de le laisser dans la boutique (ou plutôt, je l'ai essayé quatre fois, je suis repartie, je suis revenue alors que la vendeuse blonde baissait son rideau de fer, je l'ai essayé deux fois et puis je l'ai pris).
Vendredi aussi, j'ai regretté la soirée passée ensemble au Tire-Bouchon, qui était un peu décevante (dans l'assiette). Avec G., on y est arrivé assez tard, à une table côté comptoir (ce que je préfère, c'est plus animé, il y a les petits carreaux rouges et blancs au-dessus de la cuisinière et Marianne qui arrose les assiettes de purée du jus des rôtis), tous les gens autour de nous se connaissaient, s'embrassaient, commandaient du foie gras, du fromage et du vin. Le cuisinier venait saluer ses amis. Tout était délicieux et joyeux, en dessert il y avait de l'ananas rôti aux épices servi avec une glace à la vanille parfaite. C'était cette ambiance et ce goût-là que j'aurais bien aimé partager avec vous, mais bon, tu reviendras avec E. n'est-ce pas? Surtout que j'ai goûté le cheesecake du Thé au fourneau qui se défend plutôt bien. Cette fois-ci, je ferai la cuisine et je pourrais vous faire goûter des gyozas par exemple (même si je sais que E. est très difficile pour les raviolis quels qu'ils soient parce qu'elle a grandit avec ceux de son papa), j'ai trouvé la recette dans le Wagamama Cookbook, c'était plutôt réussi.
Je t'embrasse fort, j'espère que nous nous verrons bientôt (avec nos nouveaux manteaux!)

PS: les premiers yaourts étaient vraiment réussis, bien fermes et onctueux. Merci encore (et la yaourtière est assortie au lait cru).


Les gyozas sont un peu longs à faire et je pense qu'un amoureux et/ou une bonne émission de radio sont indispensables à une réalisation détendue. Ils en valent la peine! (et, contrairement à ceux des restaurants, on peut en manger à l'envi).


Pour environ quatre vingts gyozas (ça se congèle bien)
-150g de chou chinois très finement émincé
-50g de pousses de bambou finement hachées
-450g de porc haché
-2 cuillères à soupe d'échalotes finement hachées
-3cm de gingembre râpé
-1 cuillère à soupe de coriandre hachée
-1 oeuf
-1 piment rouge épépiné et émincé
-1 cuillère à soupe de sauce soja
-1 cuillère à soupe de nuoc mam
-1 cuillère à soupe de mirin
-1/2 cuillère à soupe de sucre
-du sel et du poivre

Il faut mélanger tous les ingrédients et puis en mettre une grosse noix au milieu de la feuille à gyoza qui ressemble à ça:


avant de replier le tout en demi-lune en soudant bien les bords avec un peu d'eau.
Pour faire cuire les gyozas, il faut les déposer à feu pas trop fort dans une poêle bien chaude où l'on aura versé un peu d'huile. On les fait dorer sur les deux faces puis on verse deux à trois cuillérées d'eau bouillante dans la poêle que l'on retire du feu et que l'on couvre, après je les remettais trente secondes sur le feu à découvert.


C'est vraiment bon avec la petite sauce suggérée par le même livre: d'une part il faut écraser une gousse d'ail avec un piment épépinée et un peu de sel, d'autre part faire fondre à feu doux 25g de sucre dans 10cl de mitsukan. On mélange les deux préparations et on laisse refroidir avant de servir.

34 Comments:

Blogger Vanessa said...

Quel plaisir de recevoir une lettre de toi! Oh Patoumi si tu savais, quelle émotion en te lisant car on a tant de films communs; la série d'Antoine Doinel dont j'étais folle quand j'étudiais; à Bout de souffle qui a marqué mes 18 ans (j'ai aussi une grande faiblesse pour Bande à Part et Une Femme est une Femme avec le beau visage d'Anna K.); la séance d'Ordet à Londres pendant la canicule; le Septième Sceau qui m'ai fait redécouvrir le cinéma et surtout le poème d'EE Cummings dans Hannah et Ses Soeurs, un film que je regardais tous les ans à Noel et puis Annie Hall que je ne cesse pas de revoir. Et c'est grâce à toi que j'ai peux découvrir d'autres films comme ceux d'Eugène Green ou de Rohmer, la Maman et la Putain que je connais pas encore. Merci pour un billet plein de poésie et de beaux souvenirs que je lis avec bonheur par une journée grise et pluvieuse.

12 octobre, 2009 08:14  
Anonymous arrosoir said...

rho la honte, si il y en a plein de tes films dont j'ai entendu parlé où vu l'affiche je crois qu'il y en a que deux que j'ai visionné en entier...je vois que j'ai du travail.
sinon je vis avec un végétarien : une suggestion pur remplacer le porc ?

12 octobre, 2009 08:59  
Blogger Marie B said...

Oooh ! Peau d'âne est un de mes films préférés ! Tout y est magnifique ! Catherine Deneuve y est divine ! E. trouve çà niais... Moi je dirai que c'est réconfortant !( Amour! Amour! je t'aime tant....)
J'aime beaucoup aussi le magicien d' Oz !

Sinon dans un tout autre registre, j'aime beaucoup "une chatte sur un toit brûlant" (je voue quasiment un culte à Paul newman...) et vacances romaines (j'aime beaucoup aussi Audrey Hepburn), souvent les films des années 50 sont mes préférés, je trouve que les acteurs ont un petit quelque chose que n'ont plus les acteurs d'aujourd'hui, peut être la façon de jouer... je ne saurai pas expliquer...
Par contre je ne pense pas avoir vu un film de Rohmer... Je vais corriger çà !

12 octobre, 2009 08:59  
Blogger (les chéchés) said...

il est superbe, ce billet.
il y a des lettres que l'on aime relire souvent...
surtout, pour y retrouver les émotions d'une amie chère pour des personnages imaginés, des parfums de brioche viennoise.
P. a beaucoup de chance (nous aussi, finalement)

12 octobre, 2009 10:50  
Anonymous RENNETTE said...

hier c'était la sauce du gigot sur
ma purée maison... un délice...
J'aime beaucoup "tous les autres s'appellent Ali" que je n'ai pas vu depuis un moment...
quel billet !! à relire ...
avez-vous tous ces films en DVD ?

12 octobre, 2009 11:25  
Anonymous rennette said...

J'ai oublié, la yaourthière !!! souvenir, souvenir... maintenant la mienne est toute blanche et rectangulaire... impeccable à ranger -comme la Seb-

12 octobre, 2009 11:48  
Blogger l'oeuf qui chante said...

J'aime beaucoup tes choix cinématographiques. Je ne les ai pas tous vus (j'ai du retard en Godard notamment), mais j'aime beaucoup ta façon d'en parler, tu donnes vraiment envie de tous les découvrir ! Je me permets de te suggérer des films auxquels ton billet m'a fait penser : tout d'abord, pour ce qui est de l'Asie, les films de Kore-Eda, Nobody Knows et surtout Still Walking. Et Dolls, de Takeshi Kitano, absolument sublime. Enfin, un de mes films préférés qui, je le sens et je l'espère, te plaira (si tu ne l'as pas encore vu), Les amants du cercle polaire, de l'espagnol Julio Medem, qui me donne toujours des frissons partout. Oh, et je crois que je vais tester tes gyozas, ils ont l'air délicieux !!

PS : Dis, Les roseaux sauvages, c'est pas plutôt Téchiné ?

12 octobre, 2009 12:34  
Anonymous P. said...

Merci merci chère Patoumi...
Tu le sais peut être (ou peut être pas) mais lors de notre dernière petite promenade avec E. dans les rues de Paris (où tu nous as drôlement manqué), nos pas nous ont menné dans une chouette jolie boutique où toutes les deux nous avons craqué pour la même tasse (a thé) que celle de ta première photo... Et là maintenant ça me fait sourire de savoir que nous buvons toutes les trois nos thés dans la même (et jolie) tasse...

12 octobre, 2009 13:01  
Anonymous rose said...

J'ai horreur de l'amour, la vie ne me fait pas peur, l'âge des possibles... je me souviens de l'odeur du fast food dont l'une des jeunes filles voulait se débarrasser, de la transformation inquiétante de l'un des patients de Jeanne Balibar (découverte dans Comment je me suis disputé... mais aimée dans ce film-là, parce que l'héroïne du film de Desplechins, c'est Emmanuelle Devos disant son désarroi), des vacances italiennes des filles...

12 octobre, 2009 14:08  
Blogger patoumi said...

Vanessa: Eugène Green ne peut que te plaire! Et puis tu sais, si tu m'envoies ton adresse, j'adorerai t'écrire...
Arrosoir: bah il faut pas avoir honte, il y a un temps pour tout et aussi chacun ses goûts! Je ne suis pas une vraie cinéphile parce qu'il y a des choses que je connais très mal.
Marie B.: Vacnces romaines est sur ma liste!
Les chéchés: il est difficile de refuser quelque chose à P.!
Rennette: j'en ai pas mal en dvd (dont certains offerts avec l'abonnement aux Cahiers du cinéma!). A demain!
L'oeuf qui chante: oui oui, j'ai beaucoup aimé Still walking (sauf la fin) et ouh la honte, les sonorités se ressemblent et j'étais fatiguée hier soir mais bien sûr que c'est Téchiné, merci!(en plus j'aime pas trop Tavernier)
P.: on ne se connait pas par hasard^^
Rose: l'odeur du fast-food, j'avais oublié...

12 octobre, 2009 14:25  
Blogger Gwen said...

Ma grand-mère, elle, n'a pas refusé d'épouser ce garçon grand et roux qui lui faisait une cour acharnée et qui s'appelait Henri Damme.
Et moi, je lui en sais infiniment gré !
(Et comme je regrette de ne pas l'avoir vue éclater de rire la première fois qu'elle a vu les Demoiselles de)

12 octobre, 2009 15:04  
Anonymous Albertine said...

Comme vous j'aime Peau d'Âne, mais les gens à qui je l'ai montré ont eu des réaction assez négatives ; je crois qu'ils trouvent ce film terriblement kitsch et biscornu. J'étais un peu déçue.

J'ai vu il y a longtemps une mise en scène théâtrale d'E. Green (La place royale de Corneille, une super chouette pièce). C'était beau ! Avec un éclairage uniquement à la bougie (comme à l'époque) et une technique de jeu un peu "japonaise" (là aussi, pour être plus proche de la façon dont jouaient les acteurs au XVIIè siècle). Tout ça n'est pas très clair, mais j'en garde un beau souvenir.

Est-ce que le lamento de Monteverdi est celui de la nymphe ? ça aussi, trop, trop beau.

12 octobre, 2009 15:33  
Blogger patoumi said...

Arrosoir: j'oubliais! Du tofu peut-être? Ou alors plein de légumes (poreaux, carottes, en plus du chou)

12 octobre, 2009 15:55  
Blogger patoumi said...

Gwen: je trouve ce détail du scenario vraiment réussi.
Albertine: oui oui, plein de gens m'ont dit "Mon Dieu, plus kirsch tu meurs!" mais moi j'aime bien, et je suis ocntente que vous aussi.
G. a vu aussi une pièce de Green avec de la bougie et avait adoré.
Je crois que c'est celui de la nymphe mais je sui pas sûre. A vérifier!

12 octobre, 2009 15:57  
Blogger Marie B said...

Si tu devais conseiller un film de Rohmer, lequel choisirais-tu? je n'arrive pas à me décider...

12 octobre, 2009 19:12  
Anonymous Ma Femme said...

eh bien, j'aurais bien m'imaginer la recevoir cette lettre! Petit cadeau youtube:

surprise...clic clic

13 octobre, 2009 20:37  
Anonymous Ma Femme said...

/pu/

Ah et sinon, nous avions la même yaourtière, mais elle est décédée récemment, le déménagement peut-être? de toute façon, ça va cinq minutes, les yaourts.

Tant que j'y suis, je trouve aussi qu'il manque Breakfast at Tiffany's et d'autres films avec Audrey Hepburn, genre celui qui se passe en France ("voyage à deux", je viens de chercher sur google), et aussi peut-être American Pie? (non, ça c'est une blague). Et Cary Grant, aussi, sans qui Louis Garrel ne serait rien (interprétation personnelle souvent contestée, même si je concède Jean-Pierre Léaud dans l'héritage, mais là je commente un peu à côté, ça ne sait pas chez vous :op

Hmm miam ça a l'air très bon! (on se recentre)

13 octobre, 2009 20:48  
Anonymous E. said...

Au début, j'ai cru que P. t'avait offert sa tasse, mais non. Incroyable.

Comme je ne sais pas préparer les gyozas, je ne vais pas faire ma difficile ;-)

13 octobre, 2009 22:01  
Anonymous Amandine said...

J'adore ta yaourtière, il faut que je fasse les brocantes moi! Sacrée liste, je sens que je vais visionner pas mal de films cet hiver ;)) Où est-ce-que je peux trouver une jolie tasse avec couvercle en bois comme la tienne?

14 octobre, 2009 09:45  
Blogger Gracianne said...

Je suis decidement trop nulle pour discuter de cinoche ici, meme si j'en ai vu quelques uns, ce billet est une veritable encyclopedie.
Par contre les gyoza je connais mieux, j'admire, je les goute presque. Bref, faut que j'en fasse :)

14 octobre, 2009 16:20  
Blogger ulije said...

Je note la recette, je reviens du japon et j'ai adoré manger ces petits raviolis!!

15 octobre, 2009 08:54  
Blogger patoumi said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

15 octobre, 2009 17:10  
Blogger patoumi said...

Marie B.: Ma nuit chez Maud reste mon préféré, suivi de très très près Conte d'été (bon d'accord, c'est peut-être parce que les personnages masculins me plaisent bien!) Sinon: Le rayon vert (même si G. avait trouvé ça hilarant), La collectionneuse, Le genou de Claire, Pauline à la plage.
Grand Chef et sa femme: merci pour l'extrait!
Moi j'aime bien faire des yaourts maison, ça me donne l'impression d'être dans un tableau de Vermeer. Non c'est pas vrai. J'en fais pas tout le temps mais c'est quand même très bon et réjouissant. Comme certainement les films avec Audrey Hepburn.
E.: j'ai envoyé le papa de G. dans une boutique à Bordeaux pour la tasse (je l'ai vue sur leur site, Müm il s'appelle le magasin) une nuit où j'ai eue une garde horrible à l'hôpital.
Amandine: à Paris à Loulou Addict, à Bordeau à Müm, sur le net chez Les jolie schoses ou directement sur Isak.com
Gracianne: oh tu sais, il y a plein de pans du cinéma que je ne connais pas du tout...
Ulije: un voyage au Japon... J'en rê

15 octobre, 2009 17:12  
Anonymous Psp said...

ma vidéothèque est bien vide à côté de la tienne et même si j'ai vu quelques uns de tes films, je ne m'en souviens pas forcément si bien. Cependant je me suis rappelée que j'avais eu moi aussi ma période scarlette avant le sentbon et que c'était drôle aussi ! Cette lettre est vraiment chouette à lire un vendredi soir sur la terre. Evidemment j'adore les gyozas et je n'ai pas encore trouvé d'endroit où les manger ni en acheter les ingrédients dans ma nouvelle ville mais je ne desespère pas. Et puis moi aussi j'ai une yaourtière, moins belle que la tienne et qui ne donne pas de résultats vraiment concluants... bref on est tellement bien ici, que je n'ai pas envie d'en partir....

16 octobre, 2009 23:12  
Anonymous I. said...

Pour les gyozas, j'utilise une recette plus simple (mais l'idée de rajouter de la coriandre me tente bien; j'adore la coriandre), avec plus de chou et moins de porc, que j'aime beaucoup et qui me fait vraiment retrouver le goût des gyozas que je dévorais souvent au Japon. Pour la pâte, 150g de farine et 17cl d'eau bouillante font l'affaire (à condition d'avoir la patience de préparer soigneusement les petits disques; en général, c'est mon G. qui s'y colle, pas moi !). Et pour la cuisson, du bouillon dashi au lieu de l'eau (ce qui participe sûrement à donner le "goût de là-bas"). Je te la donnerai si tu veux essayer. Bises.

18 octobre, 2009 19:48  
Anonymous Diana said...

J'adore ces trucs là!!!! C'est vrai qu'ils n'en mettent pas beaucoup au resto!
ils ont l air délicieux avec cette petite sauce!
merci!

20 octobre, 2009 21:50  
Blogger patoumi said...

Psp: je suis contente que tu te plaises là-bas, bises!
I.: bon ben là j'ai super honte avec tous mes trucs industriels et à l'eau...

22 octobre, 2009 16:52  
Anonymous I. said...

Oh mais non, il ne faut pas. Moi la pâte, si mon G. n'était pas là pour l'étaler, je ne la ferais pas moi-même, et le bouillon dashi, on l'achète en poudre au Monoprix (ceci dit, il n'est pas mal du tout) !

22 octobre, 2009 20:14  
Anonymous P. said...

N'empêche, si un jour on m'avait dit qu'un billet me serait destiné sur mon blog favori je ne l'aurai jamais cru... : Merci!

22 octobre, 2009 22:19  
Blogger patoumi said...

I.: si j'en fais en tout cas, je suivrai tes bons conseils!
P.: c'était un plaisir!

23 octobre, 2009 22:10  
Blogger Sabbio said...

Patoumi, des mois que je n'étais venue ici et je lis ce billet tout pour moi, l'amoureuse du cinéma depuis toujours (merci Papa)

Oui à -pêle-mêle, Truffaut et son J.-P.Léaud et à ses femmes (L'histoire d'Adèle H., une émotion si vive), Wes Anderson, Woody Allen ("Hannah et ses soeurs", un de mes meilleurs souvenirs de lui), "Barry Lyndon", Coppola père et fille et même à cette yaourtière qu'on avait à la maison quand j'étais petite!

Bref, merci pour ce bain de ciné (et moi aussi à une époque j'écrivais tous les films que j'ai vu)

28 octobre, 2009 14:58  
Anonymous Elodie G said...

Je me décide enfin à te commenter après plusieurs mois de lecture et d'attente (!) de chaque billet... Et celui-ci, quel billet !

"Comment je me suis disputé..." reste une de mes plus belles émotions de cinéma. J'ai eu envie de le revoir en lisant ton billet. Et aussi "Rois et reine". Et aussi "Nous ne vieillirons pas ensemble" dont tu ne parles pas, mais que j'aime infiniment... Merci pour cette belle lettre que tu nous fais partager Patoumi...

04 novembre, 2009 22:28  
Blogger patoumi said...

Sabbio: merci! (et merci à ton papa!)
Elodie G.: j'adorais Desplechin jusqu'à Conte de Noël qui m'a beaucoup déçue... mais peut-être que je suis partiale et que Catherine Deneuve en psychiatre dans Rois et reine ne peut me laisser insensible! Bien sûr Comment je me suis disputé reste mon préféré...

04 novembre, 2009 23:11  
Blogger Easy kitchen said...

J'ai lu ton post avec bcp d'attention. le cinema me laisse assez indifférente. je ne vais pas au cinéma, trop de bruits de machoires, je suis abonnée à Canal plus et je réussis à ne voir que 1 ou 2 films par mois. Et j'ai pourtant pas mal d'amis cinéphiles ou ayant travaillé pour le cinéma qui en parle amoureusement. j'adorerais aimer le cinéma et en parler aussi bien que toi alors qu'il m'est impossible de dire quel est mon film préféré ! il me reste donc la musique, l'Histoire et les biographies...

15 novembre, 2009 07:49  

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