dimanche 10 octobre 2010

Nos histoires d'amour sont les mêmes -do you love bibimbab?-

J'avais fait une petite croix sur le plan déjà fatigué de Stockholm pour retrouver sans peine l'endroit élu d'un commun accord pour le dîner. Il n'y avait que quelques lignes laconiques à son égard dans le guide de voyage et cela me paraissait précisément être de bon augure. J'avais enfilé des collants gris à l'hôtel avant de sortir, parce que les nuits étaient déjà fraîches. Il y avait aussi une robe rose et des ballerines bleues, éprouvées car adorées.
En voyage, c'est G., parce qu'il est doté d'un solide sens de l'orientation, qui est systématiquement désigné responsable des itinéraires et ce, même si j'ai appris au fil des années à lire une carte routière de façon experte. Ce soir-là, le trajet était simple et suivait un quadrillage régulier de rues tranquilles aux façades de briques ou discrètement colorées de teintes sourdes. Il y avait des magasins d'antiquités, des gargotes thaïes avec des nouilles à emporter dans des boîtes cartonnées, des laveries, une librairie de mangas et cette enseigne vert d'eau qui fut expressément photographiée YU love bibimbab. Un endroit idyllique si l'on en croyait les affiches en devanture, mais toutes ces promesses de bibimbab divers et variés étaient pour l'instant impossibles à assouvir puisque le rideau de fer était baissé et que le temps manqua ensuite pour y retourner.
Je restai pourtant longtemps obsédée par cette simple évocation de bibimbab, d'autant plus que j'en avais depuis longtemps fait le deuil à Rennes puisque le Ninano, un super chouette restaurant coréen tenu par une dame qui portait des jolis foulards sur le crâne, a fermé un jour sans prévenir pour être remplacé par un truc sans intérêt. Au Ninano, le bibimbap était un dolsot bibimbab, ce qui signifie que le riz, surmonté de ses divers légumes, de son jaune d'oeuf et de sa pâte de piment, était servi dans un bol en fonte, le dolsot, et cela produisait un crépitement fort agréable dù au riz qui grésille quand le gentil serveur le posait sur la table. J'avais alors grand plaisir à remuer le contenu de mon bol à petits coups de baguettes expertes puis à me brûler les lèvres avec ce riz savoureux et épicé.
Le meilleur bibimbab qu'il m'ait été donné de goûter, en bonne compagnie qui plus est, est celui que les cuisinières de Chez Kim à Strasbourg, avaient préparé un vendredi de février, après des jours de neige. P., là-bas, est accueillie avec l'infinie gentillesse que l'on réserve aux habitués qui vous le rendent bien.
Il n'y a pas de recette officielle de bibimbab car elles dépendent directement de l'infinité des goûts et des disponibilités du frigo. C'est un plat chaleureux et réconfortant, dont il est très agréable de partager la préparation avec celui ou ceux qui vont le goûter avec vous. C'est un plat rassurant que l'on peut savourer assis en tailleur autour de la table basse, avec ses baguettes préférées et une bière bien fraîche pour ceux qui l'aiment.
J'ai choisi, samedi soir, de le préparer comme ça:

Bibimbab pour deux
-du riz cuit au cuit-riz
-une poignée d'épinards blanchis
-trois petites carottes (de couleur différente, parce que c'est joli) coupées en julienne
-trois gros shiitakés émincés
-une petite courgette coupée en julienne
-250g de boeuf (de la poire, du persillé...) émincé
et pour la marinade: une demi-poire williams rouge épluchée et râpée, deux gousses d'ail écrasées, un pouce de gingembre râpé, deux tiges de ciboules fendues, trois cuillères à soupe de sauce soja, une demi-cuillère à soupe de miel, une cuillère à soupe de sirop d'érable, deux cuillères à soupe d'huile de sésame et plusieurs tours de moulin à poivre
et pour servir: un oeuf par personne, du gochujang et des graines de sésame.

La veille ou le matin pour le soir, mélanger les ingrédients de la marinade et en enrober les lamelles de boeuf. Laisser reposer.
Le moment venu, faire cuire les légumes séparément et successivement dans une poêle avec un peu d'huile de sésame (je les ai maintenus au chaud dans des petits bols préchauffés et recouverts de papier aluminium) puis saisir la viande dans la même poêle. Pendant q'elle cuit, préparer deux oeufs sur le plat.
Pour dresser les bols (préchauffez les!): répartir du riz en leur fond puis disposer de façon la plus harmonieuse possible les légumes et la viande. Recouvrir le bol avec l'oeuf au plat, déposer une petite cuillère de pâte de piment et saupoudrer de graines de sésame. C'est prêt!


Quand nous sommes arrivés au restaurant que j'avais coché sur le plan, la serveuse avait une robe verte et un sourire gentil. A la table d'en face, il y avait un garçon, pantalon en velours à grosses côtes, sweat shirt gris et cheveux longs qui dînait avec sa mère, une maman avec un cardigan, des lunettes et un regard un peu triste. Ils avaient l'air de très bien s'entendre, ils avaient visiblement plein de choses à se raconter. Quand on s'est installé et qu'il nous a entendus dicuter, il nous a salué d'un "Bonsoir" très doux. Ce garçon, bien qu'il se fût adressé à la serveuse en suédois, était français et visiblement assez content de nous croiser là, à Matkultur (c'est le nom du restaurant, et on y mange très bien). Pendant tout le dîner, il nous regardait furtivement, et je n'osais rien dire non plus. Et puis ils sont partis, il a dit "Au revoir" mais je savais que nous ne le reverrions précisément jamais alors que dans ses regards silencieux j'avais l'impression que nous pourrions nous entendre.
Hier soir, avant le bibimbab, il y avait un évènement que j'attendais avec impatience: la séance de 19 heures de Petit tailleur!
Il se trouve qu'il y a une dizaine de jours, au décours d'une conversation téléphonique avec E. qui rentrait elle aussi d'Italie, j'ai appris que Laure Adler avait reçu Louis Garrel dans son émission de début de soirée sur France Culture. Dès les premières minutes (il était super tard, genre 23 heures, G. était à une répétition et je n'avais pas encore dîné -du riz sauté avec du boeuf épicé et du chou chinois, comme un prémice de bibimbab), j'ai envoyé un message à P. avec un lien vers l'émission tant je trouvais tout cela passionnant et séduisant. Je voulais partager mon enthousiasme avec elle! (et quelques jours après, elle m'a écrit "Il y a une interview aussi chez Pascale Clark". Chic!) J'ai bien aimé parce que tout le long de l'émission il y a des extraits de films, comme Masculin/Féminin, des voix aimées comme celle de Jean-Pierre Léaud parlant de Truffaut et plein de chouettes remarques de Louis Garrel sur sa famille, le cinéma et la psychanalyse.
Dans Petit tailleur, on retrouve tout cela, des idées empruntées à Godard, Truffaut, papa et aussi Desplechin. Le film est comme un rêve, où ne cesse de courir Arthur dans les rues parisiennes (de son micro studio à l'atelier de couture d'Albert, de l'atelier au théâtre de l'Odéon, du théâtre aux espoirs déçus), qui fait une robe sur mesure pour Julie-Marie qu'il désire et redoute à la fois (j'avoue que j'ai l'ai trouvée absolument détestable. Tout l'inverse de l'épouse d'Albert qui fait des tartes aux pommes surprises).
En sortant de la salle quasi-déserte, j'ai dit à G. "C'est bizarre j'aurais pensé qu'il y aurait eu plein de filles comme moi dans la salle, ou des jeunes au moins, alors que tout le monde avait bien trente ans de plus que nous" et il a dit "Oui enfin bon, tu trouves que c'est un film de jeunes? C'est un petit peu daté quand même!" Oui, c'est vrai, c'est ultra daté mais je trouve que c'est une façon assez moderne de parler des amours compliquées qui s'évanouissent avant même d'avoir existées.

28 Comments:

Blogger Cléo said...

Je n'ai pas encore vu "Le petit tailleur" mais j'ai bien envie de le voir (malgré sa couverture médiatique jugée népotique-par les jaloux?) J'ai un bon souvenir du restaurant coréen Kung Jon à Versailles - si tes pas t'y mènent un jour.

10 octobre, 2010 20:20  
Blogger Vanessa said...

Chaque fois que je laisse un commentaire, j'ai l'impression de dire les mêmes trucs - oh c'est si bien écrit, plein de poésie. J'aimerais bien trouver d'autres mots mais je n'y arrive pas. Moi aussi, je suis toujours contente quand les endroits que je souhaite découvrir sont à peine mentionnés dans les guides touristiques. Je note des adresses en ce moment pour Venise. Je comprends aussi cette envie de connaître un peu mieux les gens qu'on croise mais qu'on ne reverra pas. Cette enseigne est bien jolie mais je n'ai jamais essayé le bimbambab. J'espère que cela changera très bientôt.

10 octobre, 2010 20:33  
Anonymous Melendili said...

Rien à voir, mais je rentre du cinéma et je me surprends à me demander "Est-ce que Patoumi a écrit une note sur les Amours imaginaires de Dolan ?"
... alors je suis passée ici, à défaut de pouvoir assouvir ma curiosité, je me suis reconnue ds ta description-suggestion des filles qui vont voir (le film de)Louis Garrel au cinéma, et effectivement le Kuong Jon c'est charmant !

10 octobre, 2010 22:16  
Blogger patoumi said...

Cléo: hmmm, peut-être que nous irons ENSEMBLE un jour? (sans doute non, même si j'aime penser que si, mais tu risques d'être terriblement déçue) (non non je ne dis pas ça par coquetterie)
Vanessa: tu sais, je crois que cette impression est aussi dûe au fait que j'écris un peu toujours la même chose, malheureusement... Je suis sûreq ue tu aimerais le bibimbab!
Melendili: mais oui j'ai vu le Xavier Dolan, et je voulais en parler avec le Garrel et un autre film avec des ados... et puis finalement pas! Mais ça viendra...

10 octobre, 2010 23:03  
Anonymous rose said...

A Rouen on peut manger de très bons bibimbap (et des "japtche" et des bouchées au tofu et... un super endroit qui surpasse les quelques restaurants coréens essayés à Paris). Je ne suis pas trop tentée par le film de Louis Garrel, mon choc cinématographique le plus récent c'est un film des années 70, Pique-nique à Hanging Rock, qui est ressorti avec un montage légèrement différent.

10 octobre, 2010 23:12  
Blogger christinecho said...

Je ne connais qu'un bibimbap, celui du restaurant Séoul à Nouméa, je le trouve bon mais je ne peux le dissocier du patron excentrique qui non seulement le remue pour nous mais en plus nous fait goûter comme des bébés la première bouchée. J'adore cet endroit. Il nous a donné envie de connaître la Corée, ce que nous ferons en février. Là nous pourrons comparer les bibimbap.
J'ai mis l'alibi dans mes favoris. Merci.

11 octobre, 2010 00:55  
Anonymous Myriam said...

Un jour, je suis allée à Rennes et sur un petit papier j'avais noté l'adresse de ton "meilleur pain au chocolat" Avec une amie qui exposait dans la rue nous cherchions le lieu dit... Quand revenant sur nos pas le hasard fit que la boulangère faisant les vitres, nous ouvrit sa porte avec un grand sourire. Je me souviens plus de cela que du gout du pain au chocolat mais c'est un petit et joli souvenir.

11 octobre, 2010 08:58  
Anonymous arrosoir said...

je ne connais pas ce plat au nom qui rebondit (une adresse sur Paris ?), je n'ai jamais vu Stockholm non plus, mais des deux j'en sais un peu plus maintenant !

11 octobre, 2010 10:08  
Anonymous Joun said...

Bonjour,

Chez les coréens, on ne fait pas mariner la viande avec une sauce façon bulgogi aussi longtemps. Pour eux, passé 30 minutes ce n'est plus bon.

11 octobre, 2010 10:59  
Blogger Cléo said...

Patoumi, j'adorerais.

11 octobre, 2010 11:27  
Blogger patoumi said...

Rose: tu sais que le pique-nique en question n'était resté qu'un semaine à l'affiche à Rennes :-( G. l'a vu il y a longtemps et avait dit "Ca c'est un truc pour toi". Bouh.
Cristinecho: trop chouette pour la Corée! Et c'est moi qui dis merci.
Arrosoir: ah, il faudrait demander à quelqu'un d'autre pour Paris! Tous ceux goûtés jusqu'ici là-bas m'ont déçue... Mais je peux me renseigner!
Joun: ah, désolée... J'avais l'idée que quand on fait mariner le boeuf un peu longtemps dans ce genre de mélange, il ne s'en imprègnerait que mieux des saveurs. Peut-être que ce n'est pas très orthodoxe. Mais ma recette n'est pas orthodoxe, je m'en doutais un peu! C'était toout de même très bon, savoureux et parfumé!
Cléo: je te préviens, je note.

11 octobre, 2010 19:47  
Anonymous zebulon said...

Chacun de tes billets est une invitation au voyage, à la gourmandise et à la rêverie.
Et peu importe que tes goûts en matière de musique ou de films ne soient pas forcément les miens, tu en parles si bien que c'est finalement toujours un plaisir de lire tes impressions.

Je sature niveau blogs (surtout food blogs) ces temps-ci, mais L'alibi de Patoumi fait exception.

11 octobre, 2010 22:23  
Anonymous Nouk said...

Un petit mot juste parce que ta dernière phrase m'a remuée, tellement elle est vraie. "Les amours compliquées qui s'évanouissent avant même d'avoir existées", on en a tous connu, et tes quelques mots l'expriment admirablement bien. :)

12 octobre, 2010 10:47  
Anonymous Anonyme said...

Oh le bibimbap et moi, un coup de foudre et une grande histoire d'amour qui va sur ses 3 ans. Depuis ma première visite Chez Kim (grâce à Loukoum°°)...Merci Patoumi des récits tout en douceur, de la recette que je me presse de noter pour le prochain dîner à deux.
May.

12 octobre, 2010 11:00  
Blogger julie said...

Habitant désormais dans un quartier coincé entre Little Italy and Little Korea (pas trop originaux, dans le coin), je crois que tu viens de faire pencher la balance... Mais j'hésite encore: tester ta recette à la maison et aller la goûter au resto ensuite ou faire le contraire (au risque de faire tourner la séance de cuisine maison en déprime "mais pourquoi ça a pas le même goût, zut"). Patoumi, tu nous met devant des choix difficiles, quand même :)

12 octobre, 2010 16:30  
Anonymous Artsakountala said...

J'en connais un extra que j'ai essayé à Paris : http://www.bibimbap.fr/

L'endroit est très cosy.

Tu m'as donné envie d'aller voir le film de LG.

Bises à toi !

12 octobre, 2010 16:40  
Blogger patoumi said...

Zebulon: alors ça ça me fait très plaisir! Je sais bien que parmi les lecteurs il y en a des tas qui ont un peu du mal avec Louis, Vincent, Truffaut ou Wes et je trouve ça chouette de rester quand même! Merci!
Nouk: j'ai faillit effacer cette phrase pourtant... je suis contente de ne pas l'avoir fait.
May: la recette est vraiment chouette, on a tout de suite eu envie d'en remanger!
Julie: je ressens ça aussi devant tous les livres que vous proposez avec Pia. Par lequel commencer?
Artsakountala:c'est un film qui fait supporter Léa Seydoux, je trouve que c'est un challenge en soi! Le personnage masculin est très touchant quant à lui.

14 octobre, 2010 01:06  
Anonymous Camille said...

J'aurai certainement beaucoup de mal à trouver une salle qui diffuse le Petit Tailleur ici, mais j'ai vu le dernier Woody (hyper Woody, je trouve), et il y a un festival de cinéma français bientôt (chic)
L'imprononçable bibimbab me rappelle des souvenirs délicieux, aussi. (mais où sont passées tes mains sur la photo ?)

14 octobre, 2010 08:02  
Anonymous Sweet Artichoke said...

Ce blog est une belle découverte pour moi! bravo!
Je n'avais jamais entendu parler du Bibimbab et j'adore ce nom! A essayer sans doute bientôt!

14 octobre, 2010 09:34  
Blogger Gracianne said...

Bibimbap, bibimbab, tu ne trouves pas que ca fait tres BD comme nom?

J'aime bien l'evocation du bol gresillant (ils sont tres doues pour ca les Coreens, je trouve).

14 octobre, 2010 13:40  
Blogger patoumi said...

Camille: ah, le Woody Allen! Je MEURS d'envie de le voir mais je suis TRES en colère parce qu'à Rennes, il ne passe que dans un multiplex hiduex où ils te proposent pléthore de trucs dégueulasses à manger en même temps que ton ticket et en plsu, ils s'excusent que les films passent en VO, genre "Je vous préviens, c'est en VOST, vous y allez quand même?" J'ai super honte d'avoir ça dans le centre ville... Pour les mains... On était pressé ce soir-là, mais elles reviennent bientôt!
Sweet articoke (moi c'est ce nom que j'adore!): merci et à bientôt! Et pusi comme ça je découvre aussi ton blog!
Gracianne: oui, c'est ça, un truc de bd, et j'adore ça. Comme quand le riz faisait schhhhhhhh au fond du bol brûlant.

14 octobre, 2010 18:28  
Anonymous Anonyme said...

Rollifornia à Versailles ! et aussi à Paris vers Bastille mais je n'ai pas essayé !
même si le nom ne fait pas envie, une super adresse de Bibimbab dans des pot de fonte brûlants... fabuleux !

14 octobre, 2010 18:37  
Anonymous Camille said...

Tu sais, pour le Woody, j'ai dû aller à San Francisco pour le voir, parce qu'il ne passe pas de l'autre côté du pont. Puis il n'y avait que trois personnes dans la salle (!), et personne ne mangeait de pop-corn (ma première expérience de cinéma américain en silence). Et personne ne riait grassement (incroyable) (non, parce que je suis allée voir une adaptation de MacBetch par Kurozawa la semaine dernière, et les spectateurs RIAIENT)
Euh, tout ça pour dire que je suis assez étonnée qu'il passe dans un centre à pop-corn, à Rennes. En tout cas, je suis curieuse de ton avis. Mon ami l'a trouvé TROP Woodyallenesque, par exemple.

14 octobre, 2010 20:32  
Blogger patoumi said...

Anonyme: je note, je note!
Camille: tu me donnes envie d'affronter l'horrible architecture soviétique extérieure puisqu'elle est doublés par des tubes de bonbons fluos qui vont du sol au plafond et pusi surtout l'ambaince, l'ambiance... Un pop-corn offert pour deux maxis achetés!
Pour Kurosawa, les Californiens
sont vraiment étonnants.
(vais t'écrire sur du papier le reste tout de suite. Ca va faire tout bizarre d'écrire l'adresse)

14 octobre, 2010 21:15  
Blogger the_young_dude said...

Ah, ce bibimbap, ça me rappelle la Corée, les voyages... rien de tel qu'un dîner pour se donner l'envie de nouveaux départs..

17 octobre, 2010 13:35  
Anonymous Camille said...

(j'ai pensé à toi hier soir, pire encore : je suis allée voir Metropolis et les spectateurs étaient HILARES) (je ne comprends pas)

(j'ai bien reçu ta jolie lettre)

20 octobre, 2010 18:53  
Anonymous P. said...

Ici le tailleur n'est pas encore à l'affiche... on verra s'il arrive un jour.
Je t'attends pour retourner ensemble chez Kim...

21 octobre, 2010 13:17  
Blogger patoumi said...

Pia: on peut dire que cette année est un nouveau départ, mais je suis sur mes gardes!
Camille: San Francisco a l'air d'une vaste cinémathèque (je suis contente que la lettre soit arrivée à bon port, l'affranchissement était aléatoire)
P.: j'espère bien qu'on retournera chez Kim!

24 octobre, 2010 11:50  

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