mardi 16 février 2010

L'hiver en douce chez une fille à l'est

1.
Les nuages ne font pas leur âge
Sur la place pavée, devant l'imposante église, deux touristes portant chaussettes et sandales monacales feuilletaient un guide de la région. Nous venions de nous asseoir à la terrasse d'un salon de thé désuet dont la vitrine abritait les gâteaux des déjeuners dominicaux familiaux, il restait donc quelques Paris-Brest, des religieuses au café, des millefeuilles glacés, et puis une spécialité locale aux pommes et au caramel. Je m'interrogeais sur le caractère indispensable ou non de goûter leur glace maison à la rhubarbe (en fait non). La serveuse en tablier ajouré venait juste de servir deux thés quand une vieille femme extrêmement élégante dans la coiffure et les bijoux qu'elle arborait, seule, prit place à une table en face de nous. Elle était emmitouflée dans une grosse veste en laine bouillie et dessous, elle portait une marinière bleue et blanche. Elle avait un joli sac en cuir patiné où elle rangea des lunettes en écaille. Cette femme avait l'air gentil et intelligent, l'idée que je me fais d'un écrivain en goguette ou d'une universitaire spécialiste de James Joyce à la retraite. Une dizaine de minutes plus tard, elle m'apostropha, parce que j'étais "bien mignonne" et une conversation curieuse s'engagea au cours de laquelle nous apprîmes qu'elle travaillait autrefois dans la bureautique et que son mari était tellement mou qu'elle était obligée de sortir seule le dimanche.

2.
Je ne vous connais pas je vous frôle
Mais parfois, la première impression ne trompe pas.
L'année dernière, en hiver gare Montparnasse, je marche très vite dans la foule toujours dense. Je croise le regard d'une fille qui portait un manteau avec des gros boutons ronds façon veste d'officier et je me dis "Ah tiens elle a l'air vraiment chouette elle" mais je continue ma route et puis je regrette "Ah bah en fait j'aimerais lui parler je crois" alors je me retourne et je surprends son regard cherchant le mien et en fait, c'était la fille avec qui j'allais passer la journée (elle avait noté sur son agenda Moleskine, le même que le mien, l'adresse d'une boutique de papier japonais et sur le chemin compliqué qui y menait elle a parlé de la difficulté à faire des plats mijotés -alors que c'est une cuisinière exceptionnelle).

3.
Un entre-deux délicieux
Au petit matin, dans sa jolie cuisine, une autre fille, cheveux plus courts, a versé de l'eau chaude dans un thermos rouge, emballé des sachets de thé dans une pochette fleurie et préparé des tartines beurrées au pain Kayser qu'elle a enfermées bien serrées dans du film étirable. Ce petit déjeuner, précieux car si gentiment conçu, fut partagé dans le train qui filait vers l'est.

4.
Blue moquette
Elle habite un appartement charmant avec plein de thés, des livres, des disques classe (dont deux de Vincent Delerm!), une balance vintage, des boîtes en métal, des jolies paires de chaussures, des orchidées délicates, de la vaisselle chinée et de la toile cirée (à pois).
Ce qui prouve que je m'y sentais vraiment bien c'est que le matin j'avais un plaisir infini à me blottir dans son fauteuil profond pour lire un roman en veillant à tourner les pages tout doucement afin de ne réveiller personne.

5.
Non exhaustive
Tout était absolument délicieux: son chiffon cake au thé earl grey, son superbe pandoro (je rêve de vacances italiennes pour pouvoir ramener un moule!), le dolsot bibimbap incroyablement savoureux du premier déjeuner (dans son restaurant coréen préféré, celui où la cuisinière, avant de s'attabler à la fin du service devant une assiette fumante de tofu et de viande sautés, nous a servi avec enthousiasme un petit verre d'alcool de prune verte), le bouillon savamment épicé par la main d'un garçon qui porte des chaussures confortables et élégantes, les fleischschnaka tout chauds au coeur moelleux, le "gâteau à étages" subtile association de chocolat et de yuzu, les tartines du petit-déjeuner, le boeuf tataki dégusté après une préparation collective, son sourire le matin au lever.

6.
C'est l'allégresse mais en plus épatant
J'ai bien aimé quand elle nous a montré ses maisons préférées, agréable terrasse au bord de l'eau où flânent de grands cygnes ou belle porte bleu dans un jardin arboré. Elle connait sa ville par coeur, elle sait nous emmener dans la pâtisserie où le cake au chocolat est indécemment fourré au ganduja, ou dans la boutique qui recèle de multiples tentations, entre les cahiers graphiques japonais et les petites pochettes en tissus parfaites pour les sachets de thé quand on n'est pas chez soi. Au marché, elle achète de la mizuna et je reste rêveuse devant la profusion de pâtés en croûte sur l'étal du boucher. Elle aime la rue Goethe et indique l'endroit où elle pique-nique aux beaux jours. On l'imagine parfaitement.

7.
Le temps d'un dimanche en hiver
Elle a eu la bonne idée de nous emmener à l'exposition Saul Steinberg. Les petits oiseaux en empreintes digitales m'ont fait sourire et je suis restée un peu plus longtemps devant un appartement avec un beau piano (figurez-vous que j'ai répondu à quelques annonces de professeurs proposant des cours et rendez-vous est pris avec une jeune femme au prénom encore plus compliqué que le mien. Je suis morte d'angoisse).

8.
Quelqu'un de bien
Et puis un jour, après le goûter, il fallut plier bagage. Pendant que j'entassais dans mon vieux sac rouge un coussin islandais (une surprise pour G.), elle préparait une collation pour le retour en train. Je trouve fascinant de la regarder cuisiner, j'admire ses gestes précis, assurés, et gracieux.
Par la vitre du train, en apercevant sa silhouette au manteau rouge, j'ai repensé à ce que le personnage de Woody Allen dit à la fin de Annie Hall, quelque chose comme "Je me rendis compte qu'Annie était formidable et que j'étais heureux de la connaître".
Merci Loukoum°°°, et vivement la prochaine fois!

9.
You know what they say about romance
Tous les jours, pendant la semaine compliquée et triste qui suivit, j'ai pris un petit morceau de cet incroyable cake au chocolat et gianduja et chaque bouchée avait le goût réconfortant des bons sentiments. J'ai pleuré de rage, j'ai pleuré parce que je ne comprenais pas bien, j'ai pleuré juste parce que j'avais l'impression d'avoir perdu quelque chose, sans pouvoir le nommer. Souvent j'ai repensé à ce qu'elle avait dit autour de nos tasses de thé jamais vides très longtemps "J'ai appris à mettre de l'eau dans mon vin", ce qui est précisément ce que je n'arrive pas à faire et me permettrait peut-être de résister à l'assaut d'angoisse quand on exprime avec un peu trop d'insistance que ah oui tiens tu collectionnes les pots de yaourt c'est trop bizarre ça. Je peux t'en ramener moi si tu veux, c'est ceux que je bouffe tous les jours à la cantine.

10.
Tout sera comme avant
Un autre dimanche matin, les miettes de croissants* ne cessaient de s'éparpiller sur la nappe en lin autour du bouquet d'anémones anciennes et la conversation était sérieuse. J'avais oublié cette expérience poisseuse qui consiste à se sentir étranger de la personne dont on se sait le plus proche et parfois dans ces cas-là, on dit l'inverse de ce qu'on pense, on se sent en permanence blessé, même lorsque ce n'est pas le cas. Très compliqué.
C'est le nez au vent et le visage dans le viseur de son appareil photo que les choses retrouvèrent leur légèreté. En faisant la même promenade que celle de Gaspard dans Conte d'été tôt le matin entre les joggeurs encapuchonnés et les mamies en fourrure, j'ai retrouvé ce que je croyais avoir perdu. Pour le déjeuner, nous sommes entrés par hasard dans un restaurant thaïlandais où les trois petits pots de crème au coco du dessert, servis tièdes, blanc laiteux et liseré bleu, m'ont étrangement émue.


*Concernant les croissants rennais, après moult tests, je crois que celui que je préfère, c'est celui de Cozic. G. les adore aussi mais il a un grand faible pour ceux de la boulangerie noire rue de Nemours. Ceux de Bouvier (celui de la Parcheminerie) sont délicieux, très fins et feuilletés et puis, pour les goûters à la sortie de l'hôpital, la petite boulangerie rue de Paris (pas celle à l'angle avant le Thabor, pas celle non plus qui fait de la Banette, l'autre toute petite avec la file d'attente qui déborde toujours sur le trottoir) se défend très bien. D'autres avis?
Je ne sais pas s'il y aura des croissants à Budapest, je vous dirai quand j'y serai, bientôt.

32 Comments:

Blogger Gracianne said...

Ce texte est beau, et touchant.
J'aimerais bien avoir l'air gracieuse en cuisinant. Il faudrait pouvoir faire durer des moments comme ca des milliers d'annees.

16 février, 2010 16:48  
Blogger lavinie said...

Oh, à Budapest, il y aura des chaussons au séré et à la compote de pruneaux, comme chez moi (à Vienne). Et c'est délicieux! Un beau souvenir d'un petit-déjeuner sur l'herbe, devant le parlement hongrois...

16 février, 2010 18:22  
Anonymous P. said...

Merci pour ce très beau billet, je suis très touchée. Tu sais, ce qui m'a le plus étonnée que ce soit avec toi ou avec E. c'est que je n'avais pas besoin de mettre de l'eau dans mon vin (certes parfois je me sens toute petite avec mes faibles connaissances en littérature): c'était tout nouveau pour moi. Nous ne nous étions pas encore croisées sur le quai de gare que les lettres et les paquets qui me venaient de Rennes faisaient toujours mouche, tombaient toujours à pic (comme aujourd'hui) alors que des personnes qui me connaissaient "bien" depuis des années ne tombaient jamais si près du "but" que vous.
Je crois que ça c'est rare et c'est pas car on est dispatchées sur tout le territoire que l'on devrait s'en priver.
Bon, j'ai envie de naan à la vache qui rit, je crois que je suis presque guérie.

Le fauteuil est prêt à t'accueillir quand tu veux et je croise les doigts pour la prof de piano!

16 février, 2010 18:35  
Blogger croukougnouche said...

c'est tellement émouvant de lire le récit de votre rencontre , ici et chez Beauàlalouche.. même si je ne vous connais ni les unes ni les autres , j' ai frémi de loin à vous savoir réunies à strasbourg où j'ai vécu deux années de jeunesse estudiantine , avec festins caravansérail chez un énergumène des arts Déco ,au 19 avenue de la forêt noire : c'était jamais fermé , on donnait un coup de genou dans la porte pour rentrer et s'installer..
et je suis ravie pour le piano..
Ce train qui part m' a ramenée bien des années en arrière, et la nostalgie est parfois bien douce..
comme une pâtisserie imaginée ..

16 février, 2010 19:29  
Anonymous rennette said...

j'ai pas le temps de lire ce soir travelling oblige... mais quel plaisir ce sera demain matin, jour de repos, de lire ton long message... (j'en suis sûre...)
tjs pas lu mon message Patoumi... je pleure... affectueuses pensées

16 février, 2010 19:35  
Blogger l'oeuf qui chante said...

C'est si bien écrit, et c'est si beau. Bizarrement, alors que je ne connais aucune de vous trois, ça m'a touchée de vous savoir réunies et je vous vois parfaitement marcher d'un même pas dans les rues de Strasbourg. Vous avez bien de la chance de vous être trouvées ! C'est si rare...

16 février, 2010 19:48  
Anonymous rose said...

Il avait l'air très doux, ce week-end en 10 fragments à Strasbourg. Brioches encore inentamées de la première photo, crèmes émouvantes et disparues de la dernière... Budapest apportera encore d'autres délices, j'en suis sûre !

16 février, 2010 20:31  
Blogger Vanessa said...

Faut que je retourne en Italie, rien que pour chercher un moule de pandoro. Je pensais à vous trois pendant ce week-end là et ton billet est d'une douceur et d'une poésie si rare qui exprime tout parfaitement.

16 février, 2010 21:35  
Anonymous elsia said...

Tu est donc passée en nos contrées, ça y est ! Nous ne nous serons pas croisées finalement, mais de savoir que tu y as été plus que bien accueillie est d'une chaleur certaine. L'hiver parfois est doux ici, c'est vrai. Quiconque à un fauteuil profond où tourner des pages au matin est une bien belle personne assurément, est-ce bien Murakami Haruki qui devisait sur l'art de choisir ses amis selon leur capacité à choisir leur canapé ? je ne sais plus, minse alors ?!

16 février, 2010 22:42  
Blogger patoumi said...

Gracianne: merci, vraiment. Il faut dire qu'elle avait un superbe tablier fait de ses blanches mains (oui, elle a vraiment plsu d'une corde à son arc!)
Lavinie: ah, merci de me mettre l'eau à la bouche!
P.: je suis contente que le paquet t'ait plu! Merci encore pour tout! Tu m'as donné envie de naan aussi mais on est allé manger des crêpes (à côté de Mizuna, c'est vraiment la préférée de G.) et c'était très bon alors il faudra qu'on se tienne à ce que tu disais: c'est pas parce qu'on est loin qu'on en doit jamais se voir! (sinon, la prof de piano est asiatique...)
Croukougnouche: j'ai trouvé la ville superbe surtout les volets des maisons et l'eau partout (et je dois avouer que je n'ai jamais vu autant de pâtisserie au mètre carré)
Rennette: pour le message :-( je sais pas ce qui se passe avec la boîte mail...
L'oeuf qui chante: oui je crois que c'est rare... et c'est variment chouette!
Rose: hmmm, j'aime bien ce que tu remarques! Et merci pour la carte reçue aujourd'hui!
Vanessa: oui oui, le moule à pandoro me paraît absolument indispensable à moi aussi désormais!
Elsia: le programme était chargé mais je ne désespère pas de revenir à Strasbourg un jour!

16 février, 2010 23:24  
Blogger bergeou said...

Le récit m'avait plu chez loukoum, il est encore plus émouvant ici...

17 février, 2010 00:18  
Blogger ulije said...

Chanceuse j'adore Budapest, les délicieux sachertorte dans une petite pâtisserie à côté du château, les émouvantes traces de balles dans les façades de maisons bourgeoises, l'odeur du paprika et le calme ressenti les yeux dans le Danube...

Très beau texte comme toujours. Maintenant j'ai envie du chiffon cake au thé...

17 février, 2010 08:45  
Blogger Lylou said...

Ah enfin un nouveau texte. C'est que j'ai patienté longtemps. Vous devriez écrire tous les jours ! Je sais, je sais, le temps manque.
Le gâteau du fond ce n'est pas le gâteau des anges ?
J'adore les crèmes au lait de coco avec des perles de soja et des morceaux de bananes cuites. J'en fais moi-même à la maison mais c'est meilleur qd c'est préparé par quelqu'un d'autre.
Budapest, j'aimerais tellement y aller. Je compte sur vous pour prendre beaucoup de photos et nous faire le détail de votre voyage.
Je vous encourage vivement à commencer vos cours de piano. Je fais moi-même du piano et comme tout instrument cela requiert de la discipline mais ce qu'on est content lorsqu'on joue quelque chose de beau. En ce moment je suis sur un prélude de Chopin et la 1ère gymnopédie de Satie.
A bientôt !

17 février, 2010 15:05  
Anonymous anne said...

P. m'a parle de ce week-end la semaine passée lorsqu'elle dinait à la maison. Je trouve tes lignes très émouvantes et je te remercie de les avoir partager.

17 février, 2010 16:05  
Anonymous madame gâ said...

je leur ai jete un oeil mauvais, a mes pots de yaourts, empiles en tour fragile sur le frigo, pas plus tard qu'hier. je les trouvais bete d'un seul coup. et puis ce matin, je les ai regarde, a nouveau indulgente, en me disant qu'apres tout point n'est besoin de s'emballer, je finirai bien par trouver quoi - en dire, en faire...
et ce soir, je suis fort aise d'en trouver ici aussi.

17 février, 2010 23:18  
Blogger patoumi said...

Bergeou: merci! Moi j'adore le récit de Loukoum°°°, j'entends sa voix le dire...
Ulije: alors là, j'ai vraiment âte d'y être!
Lylou: non non, c'est son earl grey chiffon cake, vraiment délicieux! (recette dans son avant dernier billet)
Anne: j'espère que la prochaine fois, nous partagerons un goûter avec toi aussi!
Madame Gâ: ils sont alignés sur un placard et il y en a d'autre qui s'empilent dans un autre placard, j'ai eu l'impression d'être complètement et désagréablement ridicule (comme si on m'avait surprise à lire Gavalda) alors je suis toute contente que tu comprennes.

18 février, 2010 00:14  
Anonymous moshi said...

En plus de ceux que tu as cités, un autre endroit pour "croissanter" :
la boulangerie Chouet (à Cesson) à la facade toute jaune qui fait des croissants très feuillettés, presque craquants. Et en cas de grosse fringale, les croissants aux amandes sont délicieux !

18 février, 2010 16:52  
Blogger the_young_dude said...

de l'eau dans le vin, cela a dû être ma résolution pour l'année 2008, 2009, 2010.. qui sait un jour, peut-être ?

19 février, 2010 09:40  
Anonymous Personne said...

Moments délicieux (suis tellement heureuse de vous connaître, P. et P.)
Soirée délicieuse aussi.
Je vous attends avec impatience à Paris...

19 février, 2010 15:27  
Blogger Julia* said...

Oh ! Je me suis trompée hier en te laissant mon commentaire. Il était destiné à ce billet là, mais c'est pas grave, de toute façon il est valable pour tous les billets ;-)

19 février, 2010 16:15  
Anonymous Cécile said...

Quel bonheur de lire un nouveau post à chaque fois... C'est toujours très appliqué et on le lit comme un livre à déguster très très doucement... Je suis toujours sur mon petit nuage quand je te lis et c'est très chouette de pouvoir s'échapper un moment de cette façon. Merci pour ce blog dont on ne peut pas se lasser.

20 février, 2010 07:43  
Blogger patoumi said...

Je suis à Budapest! En attendant très vite un billet sur les premières émotions (je vous épargne les descriptions peu ragoûtantes des déjeuners d'avion -même si ce fut pour moi l'occasion de vérifier que les KitKat ont toujours le même goût alors que je n'en ai pas mangés depuis vingt ans)
Moshi: ah il faut aller à Cesson? Je vais demander à un cessonnait de m'en rapporter héhé.
Pia: alors tu serai aussi impitoyable que moi?
Troisième P. : mais pour moi tu n'es pas personne! Merci pour l'autre soir, et à bientôt!
Julia: je suis tellement épatée par tes billets à toi que je suis variment touchée que tu me dises ça!
Cécile: ben parfois j'ai envie d'arrêter mais ce genre de commentaire me motive toujours beaucoup!

20 février, 2010 09:24  
Anonymous Florence said...

Bonjour Patoumi,

comme je lis que vous êtes déjà à Budapest et que donc vous n'avez pas eu mon mail avant de partir, juste quelques choses que j'ai aimé à Budapest : déguster les crêpes aux noix et au chocolat dans un salon désuet et désert chez Gundel, la minuscule pâtisserie Ruzwurm près de l'église Mathias, le musée Semmelweiss (ouvert grâce à de vieux hongrois bénévoles et charmants), la statue de la "petite princesse" sur le bord du Danube (côté Pest), le magnifique et très intéressant Musée National Hongrois, et le très décalé "Parc des statues" à l'extérieur de la ville (toutes les statues du temps du communismes triomphant exilées sur un grand terrain: impressionnant!), et bien sûr le marché Vasarcsarnok.
Bon voyage et bises.

20 février, 2010 15:32  
Anonymous Camille said...

J'ai l'impression de lire à la dérobée des bribes d'idées que tu aurais notées dans un petit carnet au cours de ton voyage. C'est délicieux. (merci de partager tout ça, aussi généreusement)

21 février, 2010 23:26  
Anonymous arrosoir said...

j'ai eu comme une intuition en voyant apparaitre ce nouveau billet , en inspectant mon retard de lecture bloguesque...il me faudrait le bon moment et il serait délicieux !

c'était donc vrai, je viens de faire voyager mes papilles, rencontrer de jolies personnes,voir une nappe à pois...

je me suis régalée , vraiment. Merci

Il est parfois gênant de ne pouvoir rien donner en échange d'un si bon moment.

22 février, 2010 09:22  
Blogger (les chéchés) said...

ah oui, strasbourg est une ville pleine de patisseries...
la fille à l'est sait recevoir, la canapé bien placé et moelleux. des fois, il y a même quelques biscuits, toujours du thé dans de jolies tasses.
merci pour vos souvenirs...
(et des regrets d'être partie!)

23 février, 2010 14:54  
Blogger Nilufer said...

Moi, je me suis déjà fait le film de votre rencontre et à lire ton texte, le film devient de plus en plus beau !
Que c'est touchant les belles rencontres...

24 février, 2010 23:21  
Blogger patoumi said...

Florence: merci pour les bons conseils!
Camille: il se trouve que je notais pas mal de trucs dans mon agenda en fait!
Arrosoir: merci!
Les chéchés: je vous imagine assez bien dans l'appartement aussi.
Nulifer: merci!

25 février, 2010 02:04  
Blogger Cécile said...

Contrairement aux rencontres, les amitiés sont, elles, rarement le fruit du hasard.
Je découvre avec retard et quasi simultanément vos textes, c'est très intéressant de voir comment chacune a ressenti et rapporte les choses, avec sa sensibilité, sa personnalité et ses talents particuliers. Il ressort de chaque billet une très grande joie à être ensemble(*).
P. a raison: il ne faut surtout pas laisser la distance et le rythme de nos vies "ronger" ces espaces personnels si riches, indispensables, même. Je vais tâcher d'en prendre de la graine...

*Aussi étrange que cela puisse te paraître, je ne ressens pas cela uniquement à travers tes mots mais aussi à travers la photo qui précède le texte: lumineuse, rose, douce, gaie, confortable, avenante.

Profite bien de Budapest!

25 février, 2010 09:51  
Anonymous Lullabyz said...

Hmmm tes textes m'ont servi de détonateur pour m'autoriser à claquer mon argent chez la SNCF dans le but d'aller voir mes amis éparpillés en France! Vive les weekends impromptus (et un peu prévus quand même)!
J'me rappelle plus où est la boulangerie Cozic...

25 février, 2010 17:31  
Blogger patoumi said...

Cécile: merci, vraiment. Je sais que tu sais comme P. est une fille formidable (et c'est vrai qu'on a beaucoup pensé à toi...)
Lullabyz: Cozic, en face du TNB!

26 février, 2010 00:20  
Anonymous Lullabyz said...

Ha! Ok!

26 février, 2010 08:31  

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