lundi 11 janvier 2010

Pour vos lèvres j'avoue -des tartelettes marron et chocolat-

(Un garçon qui mange une glace en regardant les autres sur la plage, le même qui explique qu'il n'aime pas les groupes, un garçon qui met une pincée de thé dans une vieille théière, une fille à vélo dans Clermont-Ferrand sous la neige, la même des années plus tard, sandales à la main en remontant de la mer, des pulls rayés, des jupes en jean, des vestes en velours, des espadrilles, des mensonges, des illusions, des espoirs, des conversations brillantes autour de tables en bois sous des lampes en opaline, parfois des intrigues politiques, d'autres fois des amours antiques. Ce soir je regarde autrement la photo prise en 1983 et posée sur mon bureau depuis si longtemps d'Eric Rohmer sautant à la corde. Sale journée.)


(Propos futiles après cette annonce sortie de la radio)
Je ne sais pas si c'est à cause des nouvelles parures myosotis de la chambre de garde mais dans le chaos de mon réveil hier matin, je croyais que j'étais à l'hôtel.
La veille, tout d'un coup plus de travail à peu près à vingt-deux heures, je compose un numéro parisien. Le premier essai s'interrompt rapidement suite à un violent coup de pied évidemment involontaire dans le fil du téléphone, provoquant son débranchement immédiat. A Paris, elle refait le numéro de l'hôpital. Pas mal de demi-heures plus tard, j'ai raccroché en pensant à des chips onion and cream, des tartines de fromage frais aux herbes, un manteau noir avec des points beiges tu vois de quoi je veux parler, une cour quartier latin avec des psychanalystes au bout, les techniques empiriques de composition de plateau-repas le midi à la cantine. Après j'ai enfilé mes chaussons (oui, maintenant que j'ai fait plusieurs douzaines de gardes, j'emporte pas mal de choses avec moi pour avoir une impression de confort. J'entasse donc dans un sac violet plein de tee-shirts mous (au cas où je me tâcherais, qu'il ferait froid, on ne sait, tout arrive -comme le nom d'une émission de France Culture que j'adorais il y a plusieurs années mais dont l'actuel présentateur m'insupporte. Ah et puis j'ai oublié de vous raconter la fois où j'ai vu Raphaël Enthoven pour de vrai. Pas terrible en fait), des livres dont forcément un de cuisine pour oublier tout ce que j'ai pu entendre de pas vraiment marrant dans la journée avant d'éteindre la lumière, parfois un dvd d'un concert de VD, pas mal de sachets de thé, du Poulain orange au cas où, cette fois-ci de la confiture de myrtilles parce que je n'avais pas eu le temps de petit-déjeuner à la maison (et j'ai mangé un nombre impressionnant de tartines dans la journée), et tout un tas de crèmes (au riz (!)pour la visage, au karité pour les mains, norvégien pour les lèvres, à la carotte (!) pour le reste du corps) parce que j'ai toujours cette crainte de me fossiliser. J'espère qu'il n'y a pas trop de gens qui rigolent à l'évocation de tout cet attirail.
Après des oeufs brouillés, deux tartines beurrées et confiturées à la myrtille, une compote de pommes et un verre de lait, toujours pas de travail alors j'ai appelé G. et au cours d'une conversation animée, j'ai évoqué l'existence d'un restaurant à Saint-Malo découvert en feuilletant le guide du Fooding, un endroit qui porte un nom ravissant et référencé, un endroit où il paraît que le midi on peut déjeuner d'un bento à se damner. Il a tout de suite dit "Et pourquoi est-ce qu'on n'y va pas demain?"
Peut-être ai-je bien dormi grâce à cette question-promesse (mais peut-être que la reprise d'une chanson de Trenet par Vincent Delerm n'y ait pas non plus pour rien Il y avait des arbres, des coteaux, des châteaux...)
Le lendemain, retour à la maison, sac abandonné dans l'entrée, étreinte joyeuse, petit-déjeuner fameux, choix de vêtements chauds et départ pour Saint-Malo.
Sur la route, sans cesse, de la neige partout, un soleil blanc, l'impression d'être en Russie à cause des petites maisons, le souvenir des films de Tarkovski. J'ai relu une carte laissée dans mon Moleskine encore trop neuf, une jolie carte envoyée dans une enveloppe rose par quelqu'un que je n'ai pas vu depuis longtemps.
Et puis assez vite finalement sont apparues les pierres grises de Saint-Malo, le port, le carroussel. Sur les pavés mouillés, nous avons demandé notre chemin à un marchand de crêpes.
La façade était vraiment jolie et le grand monsieur qui nous a accueilli avait une voix plutôt douce. De la cuisine une Japonaise, un petit foulard noué sur la tête, m'a fait un immense sourire, plein de gentillesse. A l'étage, couleurs poudrées, jolis dessins encadrés (notamment une paire de socques), tables basses, fauteuils accueillants, musique feutrée. Un couple quitte une table près d'une fenêtre, une famille s'extasie sur le repas, on nous apporte bientôt un Genmaïcha (vous savez ce thé vert avec du riz grillé) et puis un saké étonnant, très mousseux.
Il y a un certain ravissement lorsqu'on soulève le beau couvercle laqué du bento et qu'on découvre un inarizushi carotte-champignon, une tombée d'épinards à la crème de sésame, une omelette japonaise, une étonnante gelée croquante, une crevette pochée, du sashimi de saumon au yuzu avec des graines germées, des quenelles aux saveurs de crabe et de saint-jacques dans un bouillon parfumé où se pâment des légumes fondants et croquants, enfin des beignets de poulet aux légumes, légers et goûteux. C'était d'une délicatesse inouïe. Tout était absolument délicieux. Je crois que j'aime vraiment l'alternance bouchée de poisson cru/gorgée de thé bien chaud. Après, pour achever de me convaincre, il y avait un petit bol de udon surmonté de miettes de tourteau et de kombu râpé qui a immédiatement évoqué à G. une journée passée à la mer il y longtemps, dans des paysages où était venu tourner Eric Rohmer, autrefois. En dessert, une glace maison au kinako, qui rappelle un peu la noisette grillée, surmontée d'un macaron au thé matcha. Ce repas était comme un ravissant voyage. Le couple qui y travaille est confondant d'attention et de gentillesse. Je suis sûre que ça vous plairait! (Revenez vite!)


Tanpopo 5 place de la poissonnerie à Saint Malo 02 99 87 40 83, bento les vendredi, samedi et dimanche midis, promenade japonaise à travers sept plats les autres soirs sauf le lundi.
Le petit dessin du début illustrait un bel article de France culture sur cet endroit charmant.
Lors de la ballade qui suivit, il fut question de sac en cuir (mais en fait non), de polo, de cape, du dernier numéro des Cahiers du cinéma, de kouig-amann et puis, je ne sais plus comment c'est arrivé dans la conversation, il a reparlé des petites tartes marron-choco préparées quatre jours plus tôt.

Les tartelettes à la crème de marron et au chocolat
(c'est une recette de Rose Bakery, nous les avions goûtées un dimanche rue des Martyrs -je n'aime pas trop le RB du 3ème- après un hamburger accompagné de chili jam et de légumes rôtis)

Pour 8 tartelettes
La pâte sucrée (très facile, très pratique)
-250g de farine
-60g de sucre
-160g de beurre (ici demi-sel)
-1/2 oeuf + un jaune
-1 cuillère à café d'extrait de vanille
Mélanger du bout des doigts la farine, le sucre et le beurre pour former un genre de chapelure.
Faire une fontaine, y verser les oeufs et la vanille.
Commencer à amalgamer à la fourchette puid finir à la main jusqu'à obtenir une boule souple et lisse.
L'étaler sur un plan de travail fariné (ou entre deux feuilles de papier sulfurisé) et découper des ronds de pâte afin de foncer vos moules.
Piquer à la fourchette, étaler un peu de blanc d'oeuf pour imperméabiliser et réfrigérer une vingtaine de minutes avant de faire cuire à blanc pendant cinq minutes dans un four à 180°. Réserver.

La crème aux marrons
-500g de purée de marrons sucrée
-150g de cream cheese
-2 oeufs
-1 cuillère à soupe de whisky
Tout mélanger dans cet ordre.

La ganache au chocolat (là j'ai un peu changé les choses, normalement il y a un oeuf dedans)
-180g de chocolat concassé
-185mL de crème fraîche
Chauffer la crème, la verser sur le chocolat, remuer délicatement.

Le montage de tout ça: verser la crème aux marrons sur les fonds de pâtes, faire cuire une vingtaine de minutes (bords juste dorés). Laisser refroidir puis verser la ganache (il faut en mettre moins que sur la photo), servir tout de suite ou après un passage au réfrigérateur.

28 Comments:

Anonymous Marie said...

On est en manque de Bretagne... et on rêve de partir au Japon. Je note l'adresse ! Flûte, maintenant, j'ai très envie d'un Genmaicha !

12 janvier, 2010 06:39  
Blogger reinette said...

dans mon sac j'ai souvent au moins un roman et un essai ou une pièce de théâtre pour avoir le choix selon les heumeurs, un carnet, un baume à lèvre, un pull en plus, un mp3. Parfois des petits gateaux, une grosse bague en plastique rose ou un pendentif en jade et plein plein plein de stylo. Plus je suis nerveuse, plus j'en emporte!
La France s'est transformée en Pays de Neige et ça me donne très envie de manger un bon bento tout chaud, encore plus après ce magnifique billet.

12 janvier, 2010 08:38  
Blogger (les chéchés) said...

j'ai pensé à toi, hier, devant ma radio. et puis je me suis dit qu'il faudra, désormais, se contenter de ce qu'il y a déjà eu.
la promenade est délicieuse. j'aime parce que j'imagine tout ce que tu écris, le poisson cru, la voix du grand monsieur, le tee shirt mou, le froid des plaines de neige, la tarte au marron et chocolat. tu écris merveilleusement bien...

12 janvier, 2010 08:46  
Anonymous Gwen said...

Pas de poisson cru pour moi pendant quelques mois, mais ensuite, à moi Tanpopo ! Depuis le temps qu'il est sur ma liste...

12 janvier, 2010 10:17  
Anonymous rennette said...

moi aussi j'ai immédiatement pensé à toi à l'annonce de la mort de M. Rohmer et j'ai aimé ce qu'a dit A. Dombasle... qui m'a émue...
j'ai repensé à Luchini, à son spectacle et ce qu'il raconte de son 1er film rohmerien et de son amour pour Rohmer...
quant au restaurant japonais à St Malo je dois absolument y aller !! j'en ai le désir à la bouche...

12 janvier, 2010 11:17  
Anonymous rose said...

C'est en passant ici tard hier soir que j'ai appris (entre les lignes) la disparition de Rohmer, alors que je venais de voir un film d'un autre cinéaste que tu aimes bien, je crois (Tous les autres s'appellent Ali), dont je ne suis bizarrement pas sortie si déprimée que ça.

12 janvier, 2010 12:07  
Anonymous arrosoir said...

cette tartelette m'appelle ...

12 janvier, 2010 14:35  
Blogger ulije said...

Ah le Japon, chaque fois que je regarde mes photos, que nous mangeons en amoureux dans un restaurant japonais ou que je regarde un film de Miyazaki avec un bol de thé vert à la main j'ai une folle envie d'y retourné, ceci dit j'ai aussi une envie folle de retourner en Bretagne, manger des huitres sur la plage et des crêpes pommes/calva dans des petites rues Nantaises...
J'ai trop d'envies pour qu'elles soient toutes satisfaites, le grand malheur de ma vie!

12 janvier, 2010 15:27  
Anonymous Grand Chef said...

Ca doit être drôlement sympa d'aller à Saint-Malo demain...

Sinon, j'espère que la pâte est vraiment pratique mais comme celle de tes autres tartelettes, délicieuse mais combative.
(ah et aussi j'ai pas rigolé tout de suite sur le nombre de trucs dans le sac pour une nuit, mais en y réfléchissant, après, si) (un tout petit peu, t'inquiète)

12 janvier, 2010 16:36  
Blogger Chrystel said...

Cette recette de tartelettes me faisait de l'oeil dans le livre de RB.. tu viens de me convaincre qu'il fallait les tester ;-)
Belle journée à toi..

12 janvier, 2010 16:42  
Blogger croukougnouche said...

Wouahhh! Rahhhhhh! Chokkkolaaaah!
les tartelettes , je crois que je vais en faire cette semaine , j'ai le temps , je suis en convalescence..
et de revoir écrit le mot Kouign-amann , le choc ! j'adore ça (mais c'est honteux comme c'est gras et tout ce qu'il ne faut pas !!): en fait,la dernière fois que j'en ai mangé c'était à St Malo !! , au début de mon histoire avec V., en balade pour récupérer des tableaux qu'il exposait dans une petite galerie .
Patoumi, tu es comme une madeleine de Proust, le récit de tes délicieuses aventures déclenche plein de souvenirs chez les autres!! c'est un don de fée ( la fameuse forêt n'est pas loin , ce me semble....)

12 janvier, 2010 19:10  
Blogger pasc said...

Ah Patoumi, je ne vous connais pas, mais c'est à vous que j'ai pensé hier au soir quand j'ai entendu la triste nouvelle, et à la tristesse que vous avez dû éprouver aussi.
C'est bizarre comme internet peut vous rapprocher des gens parfois...
Ce bento avait l'air divin!
pascale

12 janvier, 2010 20:32  
Blogger Heloquent said...

Moi aussi, en écoutant la radio hier, j'ai immédiatement pensé à vous. Dans les embouteillages parisiens du matin, écouter Fabrice Lucchini raconter Rohmer a été un moment très émouvant et j'ai encore eu une pensée émue pour vous.
La dernière fois que je suis allée à St Malo, pour le boulot, j'ai dîné à la Duchesse Anne. La prochaine fois,j'essaierai Tanpopo. J'avoue que je connais mal la cuisine japonaise et que le peu que je connais ne m'enchante pas. Mais comme je suis curieuse, auriez vous une adresse à me recommander à Paris car je ne vais pas à St Malo bien souvent malheuresuement!

12 janvier, 2010 22:13  
Blogger Mingoumango (La Mangue) said...

Tu ne me croiras jamais, mais à la première lecture tout à l'heure, je voulais te dire un truc, et là, j'ai eu beau relire ton texte plusieurs fois, je suis incapable de me rappeler ce que c'était.
Donc voilà, ce mot pour te dire que je ne sais plus ce que je voulais te dire.
Ca ne me réussit vraiment pas de travailler.

12 janvier, 2010 23:10  
Blogger julie said...

La fossilisation commence par l'esprit... ne t'inquiète pas, tu es sauve !

12 janvier, 2010 23:55  
Blogger patoumi said...

En fait je suis super émue que vous pensiez à moi quand vous entendez "Rohmer", j'aurais tellement voulu que ce soit dans d'autres circonstances...

Marie: j'espère que tu avais du Genmaïcha!
Reinette: ah Reinette tu me rassures! Je suis contente aussi de savoir que tu viens par ici, j'adore tes billets, si beaux qu'on ne sait quoi dire après...
Les chéchés: cet endroit feutré et doux où l'on mange du sushi au yuzu vous plairait certainement aussi...
Gwen: tu ne seras pas déçue!
Rennette: la maison est toute propre (figurez-vous que j'ai fait les vitres...), j'espère que vous viendrez me raconter votre hiver.
Rose: je ne sais plus pourquoi il m'avait rendue si triste...
Arrosoir: elles sont délicieuses...
Ulije: des huîtres avec des tartines de pain au beurre salé sur une terrasse cancale, j'adore ça. Les envies, ça maintient en vie!
GC: hum, en fait je me demande quelle genre de crème utilise Ta Femme... ^^ (cette pâte-là est vraiment très simple à faire, très soyeuse et souple)
Crystel: c'est vrai que toutes les recettes testées de RB sont délicieuses...
Croukougnouche: merci pour la madeleine, c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire!
Pasc: je suis émue, vraiment, de lire des mots comme ça. Merci!
Heloquent: il y a un restaurant japonais adorable et abordable le midi qui s'appelle Azabu, rue André Mazet. Ils font aussi des bento, on peut voir le chef s'activer, le service est adorable et la vaiselle délicate. Il y a aussi Yen, rue Saint Benoît, où j'ai mangé un bol de udon (vous savez les grosses nouilles épaisses) au canard avec Julien à la table d'à côté. Ils font de très bonnes nouilles chaudes, froides, en soupe, et aussi des petits plats délicats. Sinon dans le genre moins délicat parce que c'est toujours bondé, bruyant et qu'on y est serré, il y a Kunitoraya rue Saint Anne, le trip étant de manger par exemple un katsudon (c'est un bol de riz surmonté de porc pané et d'une omelette japonaise avec du nori et de la ciboule dessus) assis face à la vitre en regardant les passants.
Mingou: peut-être quelque chose sur la caractère non indispensable d'un dvd de Delerm quand on est de garde? Ou un truc sur les plateaux-repas? Ou finalement "Je n'ai pas mangé de tartines au Boursin" :-)
Julie: merci! (et bonne année!)

13 janvier, 2010 00:13  
Blogger Vanessa said...

Chère Patoumi,

Je suis si émue en te lisant. Comme les autres, je pensais à toi après avoir appris la disparition de Rohmer. Et puis je me sens si honorée d'avoir goûté ces tartelettes magnifiques et d'avoir pu passer de beaux moments ensemble. En rentrant chez moi hier, il y avait ton paquet et j'en étais si ravie. Figure-toi que j'avais presque acheté ce livre à Rennes! Merci infiniment et grosses bises!

13 janvier, 2010 00:18  
Anonymous Le citron said...

C'est étonnant le contenu du sac me rappelle le contenu du barda que j'emportais pour une journée de fac...
Merci pour ce beau récit !

13 janvier, 2010 10:27  
Blogger Gracianne said...

Et si en plus cet endroit charmant s'appelle Tanpopo, un de mes films préférés. Et puis maintenant j'ai la chanson de Trenet (par Trenet) dans la tête, c'est malin :)
Moi aussi j'ai pensé à toi quand j'ai appris la nouvelle.

13 janvier, 2010 15:00  
Blogger Olive said...

Bonjour Patoumi,

Je connais mal la filmographie de Rohmer, mais je me souviens encore des émois et des langueurs de Gaspard, de Léna et des autres dans "Conte d'été", qui m'avaient remué le coeur...

13 janvier, 2010 18:39  
Blogger patoumi said...

Je ne me remets pas du fait que je ne dirai plus jamais "On va voir le nouveau Rohmer?"
Je précise aussi que c'était Julien Clerc à Yen, sinon on comprends plus rien.
Vanessa: j'espère que le retour à Berlin n'était pas trop difficile après ces chouettes vacances!
Le citron: hmmm, le truc c'est que je ne vais plus à la fac... Mais c'est rassurant de savoir qu'il y a d'autres filles-escargots! (expression de Gracianne)
Gracianne: mille baisers réconfortants
Olive: merci pour ce petit mot. Ce film, "Conte d'été" a changé ma vie et a marqué une longue série de prêt à la médiathèque au rayon cinéma des années 60-70, la narration, les silences, le charme de Grégoire, son indécision et ses maladresses me ravissent. Je l'ai vu au moins quinze fois et je crois que je vais le regarder à nouveau bientôt.

14 janvier, 2010 00:21  
Anonymous Ninotchka said...

Je prends toujours plaisir à lire tes billets, les descriptions de tes escapades qui donnent l'eau à la bouche...et tes tartelettes sont sublimes! Je les essaye dès que j'ai l'occasion, c'est certain :)

17 janvier, 2010 12:40  
Blogger l'oeuf qui chante said...

En vrac (et en retard) : tes tartelettes sont magnifiques et me font envie, même si je n'aime pas le marron ; tu es la première personne à qui j'ai pensé quand j'ai appris pour Éric Rohmer et je regrette de ne pas mieux connaître ses films ; ça fait un moment que j'envisage de retourner à St Malo (la dernière fois, j'avais 5 ans), ton billet, et l'envie de découvrir Tanpopo (il y a des tanuki dans le resto ?) va me faire sauter le pas ; j'aime beaucoup la description de ton sac et ça ne me fait pas rigoler : dans le mien, il y a en plus de tout ce qui est nécessaire, deux carnets avec plusieurs crayons et un taille-crayon, 2 baumes à lèvres, 1 baume à tempes et une crème pour les mains, des sucettes, quelques livres, un pull ou une écharpe (j'ai toujours peur d'avoir froid, c'est plus facile d'enlever des couches), et parfois même une paire de ballerines ! Je me transforme en escargot je crois...

18 janvier, 2010 14:18  
Blogger l'oeuf qui chante said...

Je viens de me rendre compte que j'ai confondu Tampopo et Pompoko (aucun rapport), j'ai du mal...

18 janvier, 2010 18:47  
Blogger Heloquent said...

Patoumi, un grand merci pour vos adresses de resto. J'ai diné hier soir chez Yen et ce fut une révélation. Je me suis régalée de foie gras à la japonaise (association délicate de foie gras, de poulet et d'une petite gelée dont j'ignore le nom) et de pâtes chaudes en soupe avec du canard, un délice. J'ai juste regretté de prendre un dessert un peu fraise tagada !
La prochaine j'essaie Azabu, mais il faut réserver un peu à l'avance car très prisé apparemment (2e/529 au classement Cityvox)
Encore merci !

21 janvier, 2010 21:39  
Blogger patoumi said...

Ninotchka: les tartelettes valent vraiment le coup...
L'oeuf qui chante: la paire e ballerine! Indispensable!
Heloquent: ravie que ça t'ait plu. J'en garde un très bon souvenir.

22 janvier, 2010 00:14  
Blogger Une autre fois peut être said...

apprécie votre blog, vraiment

22 janvier, 2010 15:33  
Blogger Gaëlle said...

Cette recette est un bonheur!

11 avril, 2010 13:17  

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