mardi 15 janvier 2008

Ce n'est pas le moindre de mes défauts -deux soupes inspirées-

Manquer terriblement de sens pratique (oh non, l'évier est bouché. Hum, mes cheveux que je ne ramasse pas systématiquement peut-être?); pleurer parfois pour rien (oh non, je crois que j'ai perdu le timbre Tchang que je gardais bien précieusement pour l'envoyer à quelqu'un que j'aime beaucoup bouhouhouh. Je précise que nous habitons en face de la principale Poste rennaise); être incapable de s'atteler à un régime mais ne cesser de se trouver, comment dire, un peu trop en formes; être persuadée d'avoir une maladie rare devant le moindre bobo qui n'en est même pas un (tu vois mon hypertrophie gingivale, là? Je crois que si on articule ça avec mon eczéma, on peut penser que j'ai une maladie de système. Non?); trouver systématiquement un charme indéfinissable ou même très précis (une barrette en forme de fleur, des mollets au calibre parfait,un sac Jérôme Dreyfuss, une frange) aux filles croisées et se lamenter pendant un bon quart d'heure sur sa propre banalité (et le calibre de ses mollets); être indécise jusqu'à la moëlle; être incapable de jeter quoi que ce soit et accumuler ainsi des tas de cartes de restaurant (même pas bons), des tickets d'entrée à des expos (même nulles), les étiquettes qu'il y a sur les vêtements (même moches), les vieux magazines (même Télérama que je ne lis plus depuis des lustres), le bolduc des paquets cadeaux (on sait jamais, ça peut servir pour s'attacher les cheveux)...
Mais mille fois pire que tout cela, pire que la bouhbouterie capricieuse, pire que la dysmorphophobie maladive, pire que le collectionnisme quasi morbide, il y a la légendaire radinerie de patoumi. Tant et si bien que G., ce garçon attentionné, affectueux et plein d'égards, en vient parfois à m'appeler Radoumi voire Picsoumi (vous avez une préférence?).
Alors, je ne sais pas si c'est parce que j'ai très longtemps vu mes parents faire attention au contenu de leur porte monnaie (disons que j'ai eu très tôt conscience qu'il y avait des nécessités dans l'existence et qu'avoir une Barbie n'en était pas vraiment une. Cependant, mes parents, même lorsqu'ils faisaient preuve de beaucoup d'inventions pour varier les menus à partir du riz quotidien (très économique en méga sac de vingt cinq kilos), veillaient toujours à acheter un petit livre pour la petite patoumi qui, avec ses couettes, restait gentiment assise en tailleur au rayon librairie du supermarché pendant qu'ils faisaient le reste des courses. Même pas peur) mais il est vrai que j'ai un côté rappia qui n'est pas sans m'agacer moi-même.
Ainsi suis-je une grande adepte des cardigans portés jusqu'à ce que les coudes se trouent, des tee shirts élimés, des chaussures à la semelle crevée et des chaussettes, comment dire, on dirait parfois presque des mitaines pour pieds (mais je vous rassure: je ne porte, pour sortir, que des collants).
Il m'arrive aussi d'outrageusement recycler des petites choses périmées (ah les cheesecakes au fromage frais qui datent un peu!) et j'ai toujours le coeur qui se serre en devant admettre que non, il est impossible de ne pas perdre un micro cube de pâte à gâteau en la transvasant de son saladier présent au moule qui l'attend.
Tout cela n'est pas très glamour, c'est même limite abject.
Pour me racheter, il faut quand même préciser que cette tendance à l'économie n'atteint pas tous les domaines (c'est là que réside une partie du mystère de ma pingrerie): j'adore faire des cadeaux, je peux dépenser des sommes inconsidérées pour de la très bonne confiture, du très bon fromage, du très bon jambon cru, que sais-je encore du même acabit, et puis il y a les livres mais ça, c'est à cause de la petite fille avec des couettes.
Ce n'est même pas le fantasme d'un plongeon dans une piscine de pièces d'or qui m'habite, la richesse ne m'excite guère, ce qui m'embête, je crois, c'est de dépenser de l'argent pour quelque chose que je ne juge pas nécessaire. J'ai beaucoup de mal à céder aux tentations futiles. G., ne supportant plus de me voir hésiter devant un objet qui me plaît jusqu'à ce qu'il disparaisse de la circulation et que dès lors, je me mets à le regretter (mais souvent cela ne dure pas longtemps, ce n'est que l'aboutissement du processus d'oubli que je mets en oeuvre pour faire comme si l'objet n'existait pas et donc ne pas y penser et donc ne pas être tenté. Cela conduit bien évidemment à des situations ridicules. La dernière en date: je voulais faire comme si les soldes n'existaient pas. Genre, je n'ai absolument pas renouvelé la garde robe depuis un an mais je vais quand même ignorer qu'il y a en ce moment plein de jolis vêtements un peu moins chers que d'habitude. Je ne pense même pas à l'économie que je pourrais réaliser, ce qui m'importe alors, c'est de ne pas céder à la futilité. Bon. J'évite donc pendant quelques jours de passer devant les vitrines -ce qui est assez compliqué vu la localisation de l'appartement-. Un soir, la chair fut faible, et je risquai un oeil dans une boutique que j'aime bien -un truc où sur les publicités, on ne sait plus trop bien qui est la maman et qui est la fille-et là bim, je suis comme aimantée par une jupe prince de galles avec un noeud -j'ai un faible pour ce qui se noue-. Fidèle à mes propres principes, je ne l'achète pas tout de suite, mais bien sûr je n'arrête pas d'y penser, G. rendant la chose encore plus compliquée en la trouvant jolie. Je veux me sentir forte et ne pas céder, je me dis que cet argent pourrait être réinjecté dans des livres par exemple, ou envoyé à l'unicef, jusqu'au midi où, n'en pouvant plus et cédant à la pression de G. qui argue que je peux penser, pour me déculpabiliser, que c'est un achat pour lui faire plaisir, cette petite jupe me semble indispensable. Bien sûr ce jour-là, la tempête fait rage, inutile de préciser que je n'ai pas de parapluie digne de ce nom, depuis que j'ai perdu le mien et que je ne peux me résoudre à en racheter un neuf décent (voilà jusqu'où mène la picsoumanie) et c'est frissonnante et trempée jusqu'aux os que je peux contempler l'objet de ma convoitise dans le miroir de la salle de bains).
Eugène Green fait dire à l'un de ses héros quelque chose comme "Je n'ai pas l'ambition d'être riche. Je voudrais juste avoir assez d'argent pour ne pas y penser". Je ne me rêve pas en petite Picsou, mais j'aimerais bien arrêter de ruminer cent fois avant de me décider à acheter quelque chose.
Quel billet plein de nombrilisme!
Pour réchauffer ces journées pluvieuses, un mets que toute radine saura apprécier à sa juste valeur: la soupe. Ici deux exemplaires sucrés-salés-acidulés, des recettes extraites de ce livre, dont l'auteur a su tirer parti en ouvrant un bar à soupes rue de Charonne où les soupes sont délicieuses, mais sachez que le sourire reste en option (et la mauvaise foi est parfois de mise -cf cette cliente quasiment taxée de mensonge quand elle a réclamé la part de tarte de citron qu'elle avait réservée-)


Le velouté potimarron-granny-curry
-800g de potimarron (environ un moyen) coupé en morceaux grossiers
-3 pommes acidulées (ici des granny smith dont personne ne voulait parce qu'elles brillaient un peu trop) pélées, épépinées et coupées en morceaux
-1 oignon rouge émincé
-1 gousse d'ail
-un gros pouce de gingembre râpé
-une cuillère à soupe de curry
-environ 75cL d'eau
-un peu d'huile d'olive

Faire revenir l'oignon, l'ail, le gingembre et le curry dans un peu d'huile d'olive.
Ajouter le potimarron et les pommes. Les laisser cuire un peu avant de rajouter l'eau et poursuivre la cuisson jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Retirer l'eau de cuisson, la conserver au chaud.
Mixer et rajouter la quantité de bouillon nécessaire à la consistance souhaitée.
Un goût et un parfum très subtils.


Le velouté de carottes aux agrumes et au gingembre

-500g de carottes épluchées et coupées en rondelles
-un gros oignon rouge émincé
-un gros pouce de gingembre râpé
-le jus de deux oranges
-le jus d'un pamplemousse rose
-le jus d'un citron vert
-un peu d'huile d'olive
-un peu de sirop d'érable
-1L d'eau

Faire revenir les oignons avec le gingembre dans un peu d'huile d'olive et de sirop d'érable.
Ajouter les carottes puis l'eau et les jus de pamplemousse et d'orange.
Laisser cuire jusqu'à attendrissement.
Retirer le bouillon, mixer, verser le jus de citron vert et rajouter du bouillon jusqu'à consistance désirée.
Une version très appréciée par G.

26 Comments:

Anonymous rennette said...

moi le pamplemousse et l'orange c'est dans mes carottes rapées que je les mets ; mais pour la soupe pourquoi pas ... à essayer
pour l'autre recette pas de chance personne n'aime chez moi : à part moi !
patoumi tu n'es pas la seule à ne pas dépenser pour sa garde robe !maintenant je vais moins jusqu'à l'usure (les chaussures à trous j'ai connu... par indifférence pour l'objet)mais ca m'agace quand même que l'on pense indispensable de renouveler toute sa garde robe chaque année.. de belles, très belles pièces peuvent faire des années, ressortir après oubli, et nous ravir à la redécouverte !!!
je préfère de loin les livres et les bonnes choses !!!

15 janvier, 2008 20:46  
Anonymous Anonyme said...

Ah Patoumi, moi je suis prodigue et c'est pas super non plus. Votre post est bien rigolo. Continuez d'être économe, mais évitez la radinerie. Dans mon entourage, je connais quelques vieilles serrures qui me font grincer des dents. Souvent, derrière la prodigalité ou derrière la radinerie, il y a autre chose. Ne me demandez pas quoi, je ne le sais pas et je suis en train de faire de la psychologie de cuisine (dirait ma fille ... qui est radine !). Amitiés de Golovine en Suisse.
Je poste anonyme car je ne sais pas faire autrement.

15 janvier, 2008 21:00  
Blogger Fabienne said...

Tu ne gardes pas les tickets de ciné ... J'en ai plein les poches de mes manteaux et impers ...

15 janvier, 2008 21:46  
Blogger Dorian said...

Pendant tout le début de ton article j'ai failli me demander si tu n'étais pas une jumelle cachée et puis radine tu dis et là... d'abord je me dis non moi non jamais... le problème quand tu dis jamais c'est que les exemples t'arrivent tout de suite et là encore plus vite que d'habitude ! Le problème c'est que je ne suis pas radin... enfin pas comme on... c'est à dire que je suis un cyclothimque du porte monnaie, un jour tel chose va me paraître indispensable mais je ne vais pas l'acheter et le lendemain... et finalement je suis en train de me dire que quelque part même là...
bon je me mets à la soupe très vite !

16 janvier, 2008 00:09  
Anonymous Tiuscha said...

J'adore la seconde version ! "Entre soldes et pâte au beurre, mon coeur balance" ce genre de questionnement est un marronnier de janvier n'est ce pas ?

16 janvier, 2008 08:54  
Anonymous Clelia said...

ah j'ai bien ri intérieurement en lisant ton billet : l'indécision c'est tout P. (mon G. à moi) et la radinerie serait plutôt un de mes travers par moment...
C'est pour ça que j'adore te lire car tes billets sont toujours bien écrits et tellement proches de moi.
Mais dis moi tes beaux livres des Editions de l'Epure, on les trouve à Rennes ou faut il les commander directement à la maison d'édition ? Car ils me font de l'oeil depuis que je lis ton blog et je sens qu'il me les faut...

16 janvier, 2008 11:03  
Blogger Liliy Gnocchi said...

"être persuadée d'avoir une maladie rare" - ça ressemblerait pas à ce qu'on appelle une déformation professionnelle? Pourquoi les animaux des étudiants en médecine vétérinaire sont-ils plus souvent atteints de troubles rares que les autres? Je me suis souvent posé cette question...
Tes explications sur ta garde-robe m'ont bien fait rire aussi! J'ai enfin craqué pour les soldes, le week-end passé, plus un seul pantalon d'hiver sortable dans mon armoire (pas de jupes, car je me déplace à vélo), le plus "neuf" avait déjà environ 3 hivers derrière lui... J'adore le concept des "mitaines pour pieds" - il va me servir celui-là! :)

16 janvier, 2008 12:22  
Anonymous 7tourvercors said...

Radoumi, voici une proposition. Je dépense ton argent pour toi en t'achetant des vêtements avec des nœuds et, ce faisant, je ne dépense plus mon argent en trucs futiles (sans noeuds, mais bon sang pourquoi ais-je acheter ce 10 000 ème petit carnet ... et cette 7ème jupe ???) me conduisant à acheter des produits first en début de mois.

Nous pouvons nous retrouver à Paris, là où il y a pleins de boutiques et de librairies. Comme ça tu pourras m'offrir de superbes ouvrages et des poches sensibles.

Tiens moi au courant en cas d'excès de radinite aigü. Je t'avertirai de toute crise de depensite culpabilisante.

16 janvier, 2008 13:29  
Anonymous eva said...

J'ai du mal à reconnaître la jolie jeune fille généreuse que j'ai rencontré ...
Il me semble que les vrais radins le sont en TOUT !! As-tu lu Confessions d'une radine de Catherine Cusset ?

16 janvier, 2008 13:37  
Blogger Flo said...

J'ai une amie-bloggeuse pareille, et je comprends que cela soit dur à vivre mais indispensable ;-) je crois que je m'emmêle les pinceaux oups... ces petits livres me plaisent bien !

16 janvier, 2008 14:00  
Anonymous rose said...

ah patoumi, ce ne sont pas de vraies soupes de radine avec les fonds de frigo et de placards ! Sinon je suis d'accord avec ton sens des priorités : entre une belle bibliothèque et l'achat soldé de "ce qui se porte cette saison", je n'hésite pas !

16 janvier, 2008 14:48  
Anonymous noémie said...

moi je suis encore pire : une radine dépensière ! si si, ça existe ! itou pour la conservation des tickets d'entrée, des cartes de restos, des étiquettes de vêtements et pour la consommation frénétique de fromage blanc périmé

16 janvier, 2008 16:46  
Blogger patoumi said...

Après une tartine beurre salé-confiture de fraises de la grand mère de G. et avant de retourner travailler:
Rennette, j'aime bien l'idée des très belles pièces en petites quantités mais alors quand elles viennent accidentellement à s'âbimer, c'est terrible!
Golovine, vous avez raison, il doit y avoir quelque chose derrière tout ça (la pitanalyse me la dira peut-être)
Fabienne, j'ai faillit en parler de ces tickets de cinéma et puis j'ai oublié. Tu lis dans les pensées?
Dorian, la cyclothymie du porte monnaie devrait être une entité psychiatrique validée.
Tiuscha, c'est un excellent résumé de la situation (bien que je préfère les nouilles asiatiques déshydratées -avec un oeuf- aux pâtes au beurre.
Clelia, à Rennes, il y a au Failler, une petite boîte à côté des livres de cuisine où se rassemblent dans un certain désordre et parfois peu de soin, plusieurs livres de L'Epure. Je t'accorde que les libraires sont absolument infects là-bas, mais bon, quand on veut se faire un petit cadeau, ils ont quand même pas mal de titres de la collection. Sinon, en ce moment au Virgin, il y a ceux d'Alberto Herraiz, mais bon, c'est une multinationale. Enfin, aux bouquinistes de la place sainte anne, il y en a parfois mais alors l'argent ne reviendra pas à l'éditeur, ce qui est dommage vu qu'ils ne roulent pas sur l'or (bon les bouquinistes non plus c'est vrai. C'est compliqué!) Alors souvent, je guette les moments de l'année où les frais de port sont gratuits sur le site de l'Epure et je complète ma collection! Mais ce que je préfère, c'est les acheter dans les librairies croisées sur les lieux de vacances...
Liliy, c'est très vrai ta remarque sur la déformation professionnelle et c'est un peu fatigant!
7tourvercors, c'est bon de se sentir comprise:-) Je note pour Paris!
Eva, oh c'est parce que je veux me montrer sous mon meilleur jour quand on se voit^^. En fait, j'ai écrit le billet en pensant au livre de Catherine Cusset que j'avais feuillété au moment de sa sortie et qui m'avait fait rire.
Flo, je compatis pour ton amie:-)
Rose, ah nous avons les mêmes valeurs!
Noémie, j'insiste mais: qu'est ce que la radine dépensière ramène des soldes?

16 janvier, 2008 18:04  
Anonymous Lisanka said...

mmmh, comme j'aime cette description que tu fais de toi car pour les fromages frais qui datent et les chaussettes qui se trouent, je me sens moins seule. Pour le reste aussi,celui qui ne se dit pas. Courage et pensées,

Bises,

Lisanka

PS: il se peut que lorsque je croise une patoumi dans la rue, j'envie terriblement ses formes, ses barrettes, ses trucs plus troués que les miens et sa radinerie légendaire, comme quoi ;-)

16 janvier, 2008 22:36  
Anonymous loukoum°°° said...

Manquer cruellement de sens pratique (oh tiens, sa fait quelque temps que l'aspirateur n'aspire plus autant... au bah tiens il marche plus... ah mais si je changeais le sac pour voir... ah oui, en effet , j'aurai du le faire il y a quelques mois déjà... ^^), incapable de jeter quoi que ce soit (pas jeter le moindre ticket de cinéma depuis que je suis à la fac)...

Et puis rassure toi, tout ceci n'est pas abject, on a tous des préférence pour dépenser notre argent... Et ce n'est pas de la radinerie!

Je reste sidérée par les coincidences temporelles entre tes billets et mon quotidien puisque hier c'était soldes pour moi et j'ai craqué pour deux pulls chez les meres et les filles (et aussi pour des tasses japonaises pour le thé, absolument pas soldées mais qui m'ont tout autant ravie que les pulls...) et je prèfere acheter peu, un peu plus cher, mais qui me plait tellement que je ne peux me résoudre à ne plus les mettre quand ils sont usés...

La derniere soupe en date ici était aux panais mais ta version carotte va vite passer par Strasbourg

Bisous

17 janvier, 2008 00:19  
Blogger Gracianne said...

Heureusement que G. etait la pour insister :)

17 janvier, 2008 08:56  
Anonymous mika said...

et l'élan qui consiste à ne s'attacher à rien, n'est pas tellement plus drôle...tu me diras , c'est nettement moins encombrant... c'est un peu comme si ta substantifique moëlle n'avait pas de consistance, pfuiiit le passé n'a pas d'épaisseur! Alors collectionneurs de tous pays réjouissez vous!! :-)

17 janvier, 2008 17:23  
Blogger Stephanie (Philadelphie) said...

Ah, que tu es drole, petite Patoumi !!
Gros bisous !

17 janvier, 2008 22:26  
Blogger Flo Bretzel said...

Deux soupes veloutées comme je les aime

18 janvier, 2008 13:54  
Blogger lena sous le figuier said...

Tu es une sage en cette époque de consommation effrénée...et simplement sensible à la beauté d'un tissu usé :)

18 janvier, 2008 16:01  
Anonymous noémie said...

alors, la radine dépensière comment ça marche ? ben je me ruine en vêtements et autres chaussures et du coup je n'ai plus d'argent du coup je radine sur la bouffe alors que je dépense sans complexe pour mon placard ! va comprendre, surtout quand on adore cuisiner...

19 janvier, 2008 13:18  
Anonymous gourmeline said...

Patoumi, ce post est génial, et les commentaires aussi ! alors moi je suis une jette tout qui dépense trop. Je jette le vieux, j'achète le neuf, sauf quand justement c'est encore beau et neuf alors que c'est vieux... suis je bien claire ? J'achète et la jupe et le livre et tout le reste jusqu'à recevoir mon relevé bancaire négatif ... oui je sais c'est grave. Personne n'est parfait et chacun fait comme il peut. Mais on n'est pas vraiment radin quand on sait donner/offrir et tu ne pourrais pas écrire comme tu le fais si tu n'étais pas généreuse. Merci beaucoup et longue vie à tes petits défauts !

19 janvier, 2008 15:55  
Anonymous Misspopote said...

J'ai pensé à toi cet après-midi chez Muffin man en croquant dans un scone légèrement grillé coiffé d'une grosse couche de Devon cream et d'une généreuse cuillère de confiture de fraise dégoulinante, à l'heure du thé.

20 janvier, 2008 22:01  
Anonymous MaRong said...

Oh, Patoumi, comme je me reconnais dans ce portrait de "l'acheteuse utile" qui sombre dans l'avarice tellement elle culpabilise de s'offrir cette superbe jupe pourtant indispensable (et vraiment indispensable en plus, parce que toutes les autres jupes sont tachées/trouées/fatiguées -pas comme quand on a plein de vêtements mais qu'on s'écrit quand même "j'ai rien à me mettre").
J'ai lu récemment "L'art de la simplicité" de Dominique Loreau, et ce livre m'a fait beaucoup progresser dans la déculpabilisation (même si ce livre est en plusieurs points très criticable).
Avec des phrases du type "le vêtement est notre enveloppe et personne ne devrait se sentir coupable de vouloir donner la meilleure apparence de lui-même", j'ai un peu arrêté de me dire que j'étais forcément quelqu'un de futile et de superficiel si je tenais à ne porter que des pantalons non troués.
Bon, je suis pas encore prodigue pour autant, surtout que j'habite dans un pays où les objets sont fabriqués dans des conditions que je ne cautionne pas et ça rend la tâche encore plus compliquée...

Moi aussi, je trouve toujours un charme secret aux filles croisées dans la rue... il y a certainement des patoumis parmi elles.

04 décembre, 2008 05:32  
Blogger patoumi said...

MaRong: je suis ravie de me sentir comprise! Merci!

30 décembre, 2009 00:16  
Blogger Claire said...

J’ai essayé la potimarron-granny-curry, originale et très bonne!

03 janvier, 2010 20:42  

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