samedi 4 octobre 2008

Et puis finalement pas -il y a quelque chose de mystérieux dans tout ça-

J'ai bu, tenez-vous bien, ma première gorgée de bière. C'était sur la terrasse d'un joli bar du trastevere où le serveur brun au tee shirt gris avait un gentil sourire. Cette bière avait un goût de crème et de caramel, c'était comme du gâteau liquide, et mousseux. Sur le comptoir, on pouvait se servir à loisir de petites choses à picorer et choisir ainsi gaiement entre de la tourte épinards/ricotta, une salade de tomates cerise, des cubes moelleux comme des oreillers d'omelette aux légumes, du prosciutto en tranches extra fines et des morceaux de ciabatta à la mie onctueuse. Juchés sur des tabourets en bois sombre, en écoutant Jolie Holland, nous avons regardé la pluie s'écraser sans fin sur les pavés romains. A un moment, il a fallu aller dîner pour de bon et nous n'avions pas de parapluie (étant donné que le matin même le ciel était terriblement bleu et que la température de l'air m'avait suggéré de porter une jupe rose et des sandalettes). J'ai bien essayé de soudoyer le gentil serveur, j'ai même pensé subtiliser le grand parapluie noir négligemment posé à l'entrée, nous avons finalement été sauvés par un vendeur à la sauvette qui nous a refilé pour quelques menues monnaies un parapluie violet à pois multicolores. On ne peut pas tout avoir.
Nous avons zigzagué sur les pavés trempés, froids et glissants en riant (la première gorgée de bière n'y étant sans doute pas pour rien). Nous sommes arrivés dans un restaurant bondé où les gens parlaient fort et avaient juste l'air extrêmement contents d'être là. Nous nous sommes assis à côté de deux amies dont nous ne pouvions saisir l'enjeu de leur conversation animée car aucun de nous ne parle l'italien. Sur la nappe en papier, une serveuse souriante a balancé les couverts, dépareillés, et le menu, imprimé et protégé par une pochette plastique comme pour les cours de techno (où j'ai laborieusement appris à fabriquer une alarme de tiroir et un tangram en plastique). Il faisait bon, les rigatoni étaient parfaitement al dente, le lapin au citron parfumé fut dégusté sans chichis et le tiramisu de la nonna ne s'est pas mal défendu (G. a dit gentiment "Je préfère le tien quand même").
Pendant ces vacances romaines, j'ai chaque fois mis un temps fou à choisir mon parfum de glace malgré les coups de coude des touristes excités par la gourmandise (ou par cet insatiable désir dévorant de vérifier la véracité des dires d'un guide), j'ai dévoré, affamée, un morceau de focaccia tiède qui avait commencé à laisser des traces de gras sur le papier de soie, j'ai mangé de délicats ravioli au bar entourés d'un délicieux jus de langoustines; le risotto au stracchino et au melon a étonné mes papilles, les framboises du mille-feuille étaient dodues et veloutées, les biscuits du Campo di fiori avaient ma préférence (avec une certaine affinité pour ceux au chocolat et à la confiture d'abricot).
Le soir, allongée sur le grand lit, je lisais avec délectation La vie mode d'emploi, qui est en passe de devenir l'un de mes livres préférés. Les listes infinies de nourriture m'ont absorbée. J'emmenais Georges Perec partout avec moi, dans les cloîtres et les églises, les musées et les parcs. Je le lisais parfois même au restaurant.
C'était bien. J'essayais de ne pas penser que l'avenir était encore incertain.


Dans l'avion du retour, j'ai lu un article de Libé sur la notion de "catastrophe" en mathématiques, expliquée par Albert Jacquart. Je me sentais concernée.
Une jeune femme, dont la destination finale était Philadelphie contemplait avec septicisme ses achats du duty free.
L'hôtesse de l'air, avec son indéfectible sourire, nous a proposé des biscuits à la noix de coco.
A Paris, je me suis félicitée d'avoir mis un manteau dans ma valise rouge.
J'ai bu un thé Marie Antoinette et j'ai dégusté un éclair à la vanille dont les grains croquants réveillaient la douceur dans un salon de thé pittoresque avec une jeune fille délicate qui portait un pull rose pâle avec des petites poches.
De la librairie de la rue de Jouy aux Cahiers de Colette puis à l'Ecume des pages, j'ai passé mon temps à feuilleter des livres, les retourner, les effleurer, hésiter... J'ai trouvé des cadeaux pour S., qui m'envoyait chaque jour des petites nouvelles que je lisais à la sauvette dans des web cafés improbables. Je n'arrive à lui offrir que des livres, pour l'instant.
Même s'il est passé à la télévision, je n'ai pu résister à aller voir La belle personne au cinéma. La salle parisienne était bondée et joyeuse. On a beau dire, Louis Garrel a quelque chose d'irrésistible (enfin, j'y suis plus sensible qu'aux yeux mouillés de Junie disons). J'ai bien aimé les couleurs du film, froides, minérales et pleines de grâce.
G. avait réservé ce soir-là dans un joli restaurant coréen. Leur glace au lait d'amande est terrible (même si j'ai définitivement une préférence pour le salé et que j'ai adoré le bibimbap dans son énorme bol en pierre brûlante).
Le lendemain, au cas où nous aurions faim, j'ai acheté à la boulangerie de la rue du Cardinal Lemoine des nourritures que nous avions oubliées, genre un carré au chocolat et à la crème pâtissière. Nous l'avons soigneusement partagé dans le RER. Heureusement, j'avais pensé à prendre une bouteille d'eau. Pour m'occuper, quand je ne me contentais pas de regarder le paysage, triste et laid, défiler, je faisais une liste des invités imaginaires que je convierais à un pot au feu comme celui que nous apprend à faire Sonia Ezgulian dans un livre délicieux et classe.
Il a fallu attendre deux heures et demi avant d'en savoir plus. Ou plutôt: il y a eu un suspense à couper au couteau pendant deux heures que nous avons passées dans un troquet désuet à boire des thés en sachet et des cafés au lait. A midi, les employés de bureau du quartier ont déboulé pour dévorer des calamars à la provençale ou une andouillette grillée. Nous avions trop mal au ventre pour avoir faim.
Et puis, après une longue attente, j'ai appris, les jambes flageolantes, que j'allais pouvoir être psychiatre pour la vie et que la vie, justement, pouvait se faire sans déménagement et que je n'avais pas à quitter tout ce que j'aimais. G. m'a serrée fort, et j'entendais son coeur qui battait encore la chamade. En sortant de la salle, j'ai appelé S. pour lui dire "Je reste" et dans le petit portable d'une autre époque dont j'ai oublié la batterie dans un hôtel romain, j'ai entendu son sourire.
Je ne savais pas très bien comment vous raconter tout cela. J'aurais voulu écrire un billet à la hauteur de ma joie et de mon soulagement. J'aurais voulu remercier comme il se doit toutes les personnes qui lisent L'alibi et envoient des petits mots gentils, attentionnés, que parfois j'ai envie d'imprimer pour les mettre sous mon oreiller rayé. Merci, merci pour les encouragements, les conseils avisés, les ressentis. Vous avez assuré grave.
Nous avons repris le train pour Rennes.
Nous sommes arrivés tard, nous avons abandonné les valises en vrac dans l'entrée et nous sommes allés dîner au Tire-Bouchon d'une entrecôte saignante et de purée maison. En dessert, il y avait une mousse au chocolat indécente et de la glace au caramel douce comme un heureux retour.


Plein de courage et d'élan pour Marie B. qui lit L'alibi et passe l'internat cette année.

44 Comments:

Anonymous mayacook said...

J'ai failli t'écrire il y a deux jours pour prendre des nouvelles...et puis je n'ai pas osé....ton bonheur fait plaisir à lire....félicitation et bonne continuation!

04 octobre, 2008 15:02  
Anonymous Emilie A. said...

MAZEL TOV !
Je partage - à ma mesure et d'un peu loin - les grands sauts du cœur, les sourires et peut-être les larmes et les fous-rires de ces moments là. C'est un peu fou, mais je suis heureuse pour vous.

04 octobre, 2008 15:04  
Blogger Violaine said...

ouf, tes mots sont revenus ! C'est toujours un plaisir de te lire mais vu l'inventaire gastronomique il vaut le faire après les repas.

04 octobre, 2008 16:01  
Anonymous loukoum°°° said...

Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse pour toi, pour vous... enfin si, tu peux peut être immaginer :) Tu as assuré grave! Tu viens à Strasbourg fêter ça? ^^

J'ai aussi été à nouveau toute chamboulé par Louis Garrel, N. me regardait de travers ;) En tous cas j'ai beaucoup aimé le film, intemporel.

PS: As tu reçu ma carte?

04 octobre, 2008 16:15  
Blogger Ester said...

Que je suis contente pour toi (... et pour lui). La vie mode d'emploi... c'est mon livre préféré. Quant à Louis Garrel, savoir qu'il a étudié dans une école devant laquelle je passe presque tous les jours m'a mis en joie (la même école que Truffaut... ça ne s'invente pas). Je t'embrasse.

04 octobre, 2008 16:28  
Blogger betterave.urbaine said...

Joli inventaire, véritablement hanté par la Vie mode d'emploi, que j'avoue avoir misérablement abandonné au deux tiers, au retour de vacances également italiennes. Je crois que ce livre ne se prête pas au quotidien, qu'il me faudra retrouver du temps libre et un rythme différent pour avoir à nouveau l'esprit gourmand de ces descriptions sans fin.

Je suis heureuse que ton avenir se dessine comme tu l'espérais, et heureuse de te relire après cette pause probablement nécessaire. Bon retour chez toi.

04 octobre, 2008 17:19  
Blogger Mingoumango (La Mangue) said...

Quel plaisir de te lire à nouveau.
Quel plaisir de savoir que la vraie vie commence pour toi.
(J'ai oublié de te demander si ton éclair à la vanille était bon... il me semble que oui ;-))
A très bientôt.

04 octobre, 2008 20:35  
Blogger gwenzardin said...

Une intervention divine a donc eu lieu, houra!
Je suis très heureuse pour vous!
Et bravo pour la première gorgée de bière dans une ville aussi belle que Rome, ça devait être encore meilleure.
Je suis très intriguée par le plat coréen au nom rigolo servi dans un bol en pierre, hum, ça me fait rêver même si je ne sais absolument pas de quoi il s'agit!
Bises

04 octobre, 2008 21:20  
Anonymous eva said...

Je suis tout simplement très heureuse pour toi, pour vous.

Emue aussi,

Triste aussi de ne pas avoir été plus présente.

G.

04 octobre, 2008 22:26  
Blogger Gwen said...

Une psychiatre qui lit la vie mode d'emploi, fréquente les jolis salons de thé, cuisine des choses jolies et douces, en mange d'autres...
ça donne envie d'habiter à Rennes et d'avoir besoin d'une consultation, ça !
C'était un peu long sans tes lubies mais, bravo, tu as un bon alibi !!!

05 octobre, 2008 06:08  
Anonymous bergeou said...

Juste un mot pour te dire que je suis très heureuse pour toi, à te suivre depuis le début j'espérais lire ce message ...

05 octobre, 2008 09:20  
Blogger Marmitedecathy said...

Heureuse pour toi et rassurée, c'est une belle nouvelle
Je t'embrasse

05 octobre, 2008 10:08  
Blogger Pascale said...

Ooooh ! ahhhh... eheh. Ouf ! Amitiés

05 octobre, 2008 10:48  
Anonymous ju said...

Il est normal que l'émotion des "autres" qui malgré eux ne me sont plus étrangers me touchent. Mais là, j'ai même eu les larmes aux yeux...
Je ne sais pas si tu te rends bien compte du nombre de personnes qui ont réussi, à travers et grace à toi.
Merci pour nous ...
julien

05 octobre, 2008 11:08  
Blogger abeill35 said...

FELICITATIONS

vous pouvez ête fière d'une telle réussite.
tous les feux sont verts, pour entamer une belle carrière.
En tout cas, je prends note, que vous restez sur RENNES.
Bonne continuation

05 octobre, 2008 11:28  
Blogger abeill35 said...

FELICITATIONS

vous pouvez ête fière d'une telle réussite.
tous les feux sont verts, pour entamer une belle carrière.
En tout cas, je prends note, que vous restez sur RENNES.
Bonne continuation ....

05 octobre, 2008 11:31  
Blogger Cléo said...

J'avais quêté ce nouveau message, il m'emplit de bonheur pour toi.

05 octobre, 2008 11:35  
Blogger Liliy Gnocchi said...

En me réveillant ce matin, je me suis dit que ça faisait bien longtemps que tu n'avais pas donné de tes nouvelles et je me suis demandé comment allait la vie chez toi... Et bien je suis ravie de lire de si bonnes nouvelles (j'en ai presque les larmes aux yeux)! Comme quoi la vie peut nous réserver parfois de bien joyeuses surprises... Je te souhaite tout le bonheur du monde, Dr. Patoumi! :)

05 octobre, 2008 14:03  
Anonymous froh gy said...

D'habitude lectrice silencieuse, je laisse quelques mots cette fois-ci pour dire félicitation ; et que ça fait plaisir de lire tout ça, avec le sourire.

05 octobre, 2008 15:29  
Blogger les chéchés said...

quel plaisir de retrouver une douce patoumi, heureuse et rassurée... félicitations...
on en a des pépites à l'interieur, de te savoir heureuse et soulagée... merci, pour ton billet à la hauteur, pour tout ce que tu arrives à écrire, et à partager...
louis garel m'attends dans un futur proche...
et puis, c'est vrai, dit, tu ne viendrais pas à strasbourg fêter ça, hein?...

05 octobre, 2008 16:23  
Anonymous marion said...

Bravoooooooooooooo !!!!!!!!!!
c'est tout ce qui me vient à l'esprit, c'est limité mais ... le coeur y est :)

05 octobre, 2008 16:40  
Blogger patoumi said...

En garde par un dimanche pluvieux (mais j'ai apporté un thermos de thé -merci mingou!- et un petit plat maison pour me réchauffer).
Merci, merci vraiment, j'ai plus d'alibie pour arrêter Les lubies!
A très vite!

05 octobre, 2008 16:54  
Anonymous Léna said...

Oh... génial ! Sourires.

Après un mois, cela me paraît encore improbable de pouvoir infiniement savourer foccacia moelleuses, bruschetta, beignets de fleurs de courgettes, salade de haricots... autour d'un simple verre de vin.
J'aimerais bien vous envoyer des sablés (c'est vrai que ceux avec un rond de confiture à l'abricot, trempés dans le chocolat noir..).

Rennes me manque un peu.

05 octobre, 2008 17:26  
Anonymous charline said...

Youpi ! J'attendais aussi de tes nouvelles et je suis bien contente pour toi ! Félicitations ! Et heureuse de te relire...

05 octobre, 2008 18:09  
Anonymous gourmeline said...

tu es revenue ! et si on a assuré grave alors ... je suis bien contente pour tout cela . A très bientôt

05 octobre, 2008 20:39  
Anonymous céline said...

Moi aussi je venais aux nouvelles de temps en temps, et puis CA Y'EST, un signe de vie!
Tout ça c'est peut-être un signe du destin? Il y a encore tant de choses à faire et de gens à voir par ici ;-)
A bientôt, donc...

05 octobre, 2008 23:28  
Anonymous Mirabelle said...

génial patoumi! cette bonne nouvelle me fait frissonner de joie pour toi. une bonne nouvelle, bien méritée.

06 octobre, 2008 09:13  
Blogger stef said...

je suis si contente pour toi et pour vous deux!
J'espère que cette nouvelle vie sera riche en bonheur.
Biz
stef

06 octobre, 2008 09:59  
Blogger Gracianne said...

Contente :)
Bisous

06 octobre, 2008 12:56  
Anonymous rose said...

Encore félicitations :) je viens relire ton récit romain, et je le trouve plein de bonnes choses (ce risotto au melon !), de bruit (les Italiens sont souvent bruyamment heureux), de jolis endroits (j'adore le petit marché du Campo dei fiori) et de bière (bon là je suis plus étonnée ! ;))

06 octobre, 2008 18:14  
Anonymous bénédicte said...

L'attente était devenue presque aussi dure pour nous que pour vous. Bravo et continuez vos billets, les lire nous rend moins sots.

06 octobre, 2008 18:30  
Blogger Stephanie (Philadelphie) said...

Beaucoup de bonnes choses, la-dedans !! (et meme Philadelphie !)
Felicitations et gros bisous d'ici, Patoumi !
:-D

06 octobre, 2008 20:28  
Anonymous verveinecitron said...

Bravo! Même si on ne se connaît pas, ça me fait vraiment plaisir de lire ces bonnes nouvelles!

06 octobre, 2008 21:10  
Blogger patoumi said...

Je rougis.
J'ai mis un siècle à écrire ce billet, ça ne voulait pas sortir...
J'aimerais bien que vous soyez tous là, avec du champagne, les pizzas de Gracianne, les cheesecakes de Loukoum, les ailes de poulet au citron de Mingou, les cannelés d'émilie, la glace au citron d'Estérelle, plein de fromages pour Marion et tout ça et tout ça.
Merci encore (je réfléchis à ce que je vais vous raconter la prochaine fois)

06 octobre, 2008 21:22  
Anonymous La cocotte said...

Félicitations ! Que dire de plus...
Je te souhaite plein de belles choses pour l'avenir. Et continues à nous écrire de jolis billets...

07 octobre, 2008 08:16  
Anonymous Esperanza (qui a même pas de blog) said...

Gardez du temps pour votre blog, c'est mon préféré du monde (si si). Et tournez vous vers l'écriture si la psychiatrie vous use un peu, votre musique est si douce à lire même quand elle est triste.

07 octobre, 2008 17:47  
Anonymous Annie (dedicacessen) said...

Félicitations petite patoumi devenue grande. Quelle aventure. Jure-moi de ne pas vouloir polir les fous, j'ai si peur. On m'a dit cette semaine que la psychiatrie qui accepte les fous n'existerait bientôt plus. La société veut normaliser, on va vers la comportementalisation à tout crin, il faudra que le fou se conforme, au moins extérieurement, ne pas déranger.

J'en sais quelque chose, j'ai un frère fou parfois ; en ce moment, ON veut le sortir à tout prix de son taudis qu'il aime, de son oeuf pourri. J'ai beau dire qu'on le tuerait, on sourit en coin.

En tout cas, tu es toujours aussi jolie. Tu seras enfermée ou en ville ?

Je me suis toujours sentie proche de toi, et tenue éloignée, je ne sais pourquoi. L'âge ? Le manque de délicatesse ? une peur ? une tristesse ? Bref, j'arrête de blablater pour ne rien dire et te félicite encore.

08 octobre, 2008 13:32  
Anonymous diane said...

bravo je suis très contente pour toi!!!!

09 octobre, 2008 11:21  
Blogger Flo Bretzel said...

Un seul mot : bravo
Un très joli billet qui m'a fait voyagé...

09 octobre, 2008 22:53  
Blogger Alhya said...

je te félicite de tout mon coeur. souvent, je lis tes billets, sans laisser toujours de message, et pourtant avec grand plaisir. Je connais les doutes plus que jamais, au stade de ma course, et j'espère juste un jour pouvoir écrire message si rayonnant! belle vie qui (re) commence :o)

11 octobre, 2008 08:55  
Anonymous Lisanka said...

Ma belle, je suis TROP contente et ça n'est rien de le dire! Heureuse, heureuse, heureuse pour toi! et puis, tu décris si bien cette attente d'une insoutenable légereté, celle qui met la vie en suspens. Et puis, la nouvelle, l'explosion de joie, à la fois instantanée et éternelle! bref ça met du baume au coeur de lire cela. Tu feras un très bon psy, assurément!

12 octobre, 2008 11:04  
Anonymous Camille said...

bonjour bonjour, tu restes le seul blog de cuisine que je lis de temps en temps (manque de temps justement?) mais c'est autant pour ton écriture que tes recettes ; tu sais illuminer les choses et rendre les petits plaisirs de la vie si importants, alors merci, et surtout, bravo pour tes bonnes nouvelles!

13 octobre, 2008 16:47  
Blogger patoumi said...

Pourquoi avec toutes ces adorables pensées mets-je tant de temps à écrir un nouveau billet? En tout cas, tout ça est aussi réconfortant qu'une tartine beurre salé geleé de mûres.

14 octobre, 2008 00:34  
Blogger Vanessa said...

Félicitations pour cette appelation! Je n'écris pas de commentaires à chaque fois mais je lis tous les billets, avec délectation, appréhension, empathie aussi... à chaque fois l'atmosphère m'amène ailleurs et j'ai l'impression de te connaître un peu... c'est bizarre, agréable et j'en redemande.
Merci

16 octobre, 2008 19:07  

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